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Un petit voyage en dehors de l’Aragon
Le LÉON….. Mon truc en plumes...
Je viens de rentrer en Cantabrie. Je profite de la dernière semaine de vacances chez Carmen et j’ai
(enfin) un peu de temps pour écrire, ce qui je l’avoue me manque un peu pendant toute la saison de
pêche !
Alors voilà. Nous sommes allés nous promener dans la province voisine, dans le Léon, et plus
précisément dans la belle ville de Léon. Cette ville est une pure merveille architecturale, et pour les
non pêcheurs c’est vraiment un endroit qui mérite le déplacement.
Sutout la cathédrale!
Mais pour les pêcheurs et surtout les pêcheurs à la mouche, le Léon est beaucoup plus célèbre pour
ses rivières que pour ses cathédrales. La littérature halieutique, les récits de pêcheurs plus ou moins
célèbres et de nos jours les réseaux sociaux sont une source d’inspiration pour les pêcheurs
voyageurs que nous sommes.
Je vous avoue que je n’avais pas vraiment accroché lors de deux séjours effectués il est vrai dans
des conditions peu favorables, mais c’était il y a bien longtemps déjà dans les années 1995 1998.
À la retraite j’ai choisi le Haut Aragon pour poser mes valises, d’une part parce que, par goût je
préfère les Pyrénées, et aussi parce que je connaissais bien mieux les rivières au nord de Huesca.
Aussi le petit séjour que je viens de faire dans le Léon, n’avait pas pour objectif de pêcher, la
fermeture était déjà passée, mais plus pour explorer et chercher des informations sur un des trésors
de cette région, les coqs de pêche du Léon. Je n’ai pas été déçu!
Un peu d’histoire….. 
« L'origine des coqs de pêche du León se perd dans la nuit des temps; les premiers témoignages de
leur existence se trouvent dans le Manuscrit d'Astorga, de 1624. L'auteur y fait référence aux types
de plumes utilisées pour la confection des mouches qu'il décrit...» Extrait du livre «Mouches pour la
pêche»de Rafael del Pozo
Les passionnés ne sont pas sans savoir qu’un des premiers livres ayant pour but de dévoiler les
secrets de la pêche à la mouche, publié, en 1624, par Juan de Bergara est le fameux manuscrit
d’Astorga, (re)découvert, par Louis Carrère en 1935, chez un armurier de Léon qui lui même
l’aurait reçu d’un sculpteur espagnol Julio del Campo résident à Léon . Je rappelle pour les plus
jeunes que Louis Carrère, diplomate français, vivant à l’époque en Espagne est l’auteur d’un livre
«Mouche noyée», publié pour la première fois en 1936, puis réédité en 1957.
C’est dans cette édition qu’il a reproduit quelques pages de ce manuscrit, en précisant que,
chronologiquement, c’est certainement le premier traité de montage des mouches artificielles au
monde,si l’on excepte les 23 pages, décrivant une douzaine de mouches noyées, ajoutées au «Livre
de Saint Alban» traité de chasse et de fauconnerie de Dame Juliana Berners, publié en Angleterre
en 1496.
Nous avons la chance d’avoir à notre disposition une réédition de ce manuscrit, qui décrit avec une
minutie digne d’éloges, le montage de mouches artificielles, destinées à la pêche de la truite au fil
des mois et des saisons.
Mais en dehors de l’intérêt historique, ce manuscrit, qui date quand même de quatre siècles,nous
apprend que déjà, à cette époque ,il y avait des pêcheurs passionnés, et qu’il y avait des coqs de
pêche élevés par d’autres hommes tout aussi passionnés. Et nous découvrons avec stupeur que déjà
il existait plusieurs races de coqs et que chacune de ces races comportaient plusieurs familles
différentes, qui produisaient des plumes de couleurs et de formes variables.
Toujours par intérêt historique, j’ai appris que Juan de Bergara, lui même n’était pas pêcheur, mais
plus vraisemblablement un moine copiste ou écrivain public, qui à la demande des auteurs
anonymes aurait rédigé ou recopié ce manuscrit. Toujours pour mémoire en 1624 les techniques
d’imprimerie n’étaient pas les mêmes qu’aujourd’hui et je suppose que ce petit bouquin n’a
probablement pas été édité à des centaines d’exemplaires puisque à ma connaissance l’original
aurait été détruit en 1978 lors de l’incendie de la bibliothèque du Général Franco qui l’aurait reçu en
cadeau...du gouverneur de la province de Léon. Le Caudillo grand pêcheur devant l’Éternel,a du
recevoir avec plaisir ce cadeau, lui qui ne pêchait la truite qu’au buldo et à la cuillère, et le saumon
des Asturies à la crevette...Un autre dictateur Tito en Yougoslavie s’était réservé pour son usage
personnel une merveille slovène la Radovna. Il faudra un jour que j’écrive un post sur les célébrités
qui ont pêché et qui pêchent encore à la mouche.
Mais il est temps de revenir à notre époque, et essayer de comprendre ce qui fait que même des
pêcheurs australiens qui sont venus pêcher dans le Rio Ara cet été connaissaient les coqs du Léon!
Premier point : Le biotope.
On peut parler du Triangle d’Or du coq de pêche qui se situe entre trois vallées du nord de Léon la
vallée du Curueño, du Haut Esla et du Rio Porma. Le centre névralgique de la production de ces
coqs de pêche est la petite ville de la Vecilla del Curueño.
Située à l'entrée de la haute vallée de la rivière Curueño, cette ville est la capitale et le point de
départ de tout un circuit halieutique vers l'intérieur de la région. Elle compte une population de 384
habitants.Les environs de cette rivière recèlent de nombreuses légendes qui ont suscité une
multitude d’oeuvres des poètes et des chroniqueurs de différentes époques. Entre la petite ville de
Boñar et La Vecilla, et les communes de Valdepielago, La Cándana, Campohermoso, Aviados et
Ranedo, plusieurs élevages perpétuent la tradition et continuent à produire des coqs de pêche. Et
c’est uniquement dans cette zone que les plumes de ces volatiles agressifs et capricieux, produisent
des plumes dont les couleurs, la brillance et la rigidité, permettent la fabrication de mouches
artificielles de qualité exceptionnelle. Le même coq transporté dans une autre région de France ou
d’Espagne va très rapidement perdre toutes ces qualités. J’ai trouvé toutes sortes d’explications à ce
phénomène, qui vont de la nourriture spéciale à la radioactivité du sol en passant par le degré
hygrométrique de l’air. En comparaison les coqs de pêche du Limousin obéissent à peu près aux
même phénomènes.
Il y a même un musée du coq de pêche ! Et comme à Neuvic en Corrèze il y a une foire aux coqs
de pêche qui a lieu le deuxième dimanche de mars. On peut assister à cette ccasion à la plumée d’un
ou plusieurs coqs et comme à Neuvic il y a un concours avec un jury et des prix.. !
Deuxième point    La race
Toujours est il que ces coqs ,élevés depuis des siècles uniquement dans le but de produire des
plumes, sont maintenant bien ancrés dans le paysage culturel et traditionnel. Les races sont fixées et
la production certes toujours artisanale est d’une qualité constante. On rencontre deux races. Les
coqs Indio et les coqs Pardo. Les deux races sont incluses dans le Catalogue Officiel du Ministère
de l’Agriculture et de l’Environnement des races animales espagnoles autochtones et sont
répertoriées comme des espèces en voie de disparition.
Les coqs Indio
On pense qu'ils tirent leurs origines du coq rouge primitif de la jungle et qu'ils sont apparentés à la
poule andalouse bleue, avec laquelle ils partagent plusieurs gènes.C'est la première race
caractéristique du León. Contrairement à la race Pardo dont on ignore les origines. Leus plumes ont
des couleurs unies et sont dotées d'un éclat exceptionnel.
Les plumes d'Indio sont caractérisées par plusieurs critères. Les couleurs sont unies et les teintes
principales sont le Negrisco qui est un gris très foncé presque noir, le Palometa d'un blanc nacré, le
Rubión rouge marron et Acerado qui est un gris acier
Les coqs Pardo
Ces coqs là représentent, en quelque sorte, le symbole du León. Leurs plumes ont des couleurs
extraordinaires et sont dotées d'un éclat sans pareil.
Les plumes de Pardo sont caractérisées par plusieurs critères. Les taches qui recouvrent les fibres
sont définies sous le nom de Sarrioso avec des pigments sombres très fins, Aconchado qui possède
des points irréguliers et arrondis, Corzuno qui possède une pigmentation semblable à celle des poils
de chevreuils et Langareto où les points sont réguliers et organisés en bandes transversales. C'est ce
dernier type qui est, en quelque sorte, la Rolls Royce des plumes des coqs de León. Les couleurs
sont très variées avec des teintes principales comme le Rubión qui est un marron fauve, l'Oscuro
d'un sombre profond et le célébrissime Flor de Escoba dont les fibres possèdent des teintes tabac.
Et quelles sont les plumes les plus utilisées?
En fait trois sortes de plumes sont utilisées les plumes du dos les pelles et les plumes du cou.
La pluma de riñonada (plume de dos)
C'est la plume la plus appréciée et la plus difficile à obtenir. Ce sont des plumes qui ont un équilibre
parfait entre rigidité et flexibilité et elles ont une brillance exceptionnelle. Idéale pour la réalisation
des cerques. Si vous montez des imitations de mouches noyées de type espagnol, la rigidité et la
brillance de ces fibres donneront à votre mouche un éclat et provoqueront des vibrations en phase
immergée sans équivalent.
La colgerada (pelle)
C'est une grande plume qui est de seconde classe par rapport à la précédente. Elle est moins
brillante et plus molle, mais ses fibres sont assez longues et elles peuvent être parfaites pour les dos
de sedges. Une colgerada d'excellente qualité sera toujours meilleure qu'une mauvaise plume de
dos.
La pluma del cuello (plume de cou) - Indio uniquement
C'est la plume que nous appelons généralement hackle. Uniquement produite sur les coqs Indio,
c'est un objet rare. Les plus belles plumes de cous d'Espagne sont généralement grises, les coqs du
Limousin produisent ce type de fibres en France. C'est une plume plus courte que les plumes
américaines, mais sa brillance et la solidité de son rachis en font des plumes très appréciées pour
ceux qui ont la chance de s'en procurer.
Petite précision utile pour ceux qui souhaitent investir dans ce genre de plumes. Il est possible
actuellement de trouver sur le marché des capes de cous de coqs « pardo » qui sont à peu près
équivalentes aux productions classiques américaines (Metz Hoffmann), mais qui ne sont pas issues
de la région dont nous parlons .
Pendant ce court séjour en Léon, je n’ai pas pu trouver des plumes de cou ni indio ni pardo….!


Et maintenant voyons un peu ce que nous pouvons faire avec ces plumes, car quand même,

n’oublions pas que le but final est de monter des mouches et de prendre quelques truites…

Les mouches espagnoles

Avant tout il faut revenir à l’histoire de la pêche à la mouche. A l’origine les pêcheurs à la mouche

ne pouvaient pêcher qu’en mouche noyée le matériel de l’époque ne permettait pas de pêcher en

sèche comme nous le faisons actuellement, et que par conséquent les mouches fabriquées avec ces

fameuses plumes devaient avant tout être efficaces sous l’eau. Car surtout en Limousin, comme

dans le Léon, les régions les plus pauvres de France et d’Espagne,la pêche des truites en rivières de

montagne permettait de se nourrir et obtenir des protéines de bonne qualité sans avoir à se mouiller

les pieds et les mains dans les eaux glacées. Et en plus imaginez comment monter une mouche sans

étau avec un bout de fil de couture et un brin de laine, et un hameçon dont je ne préfère pas vous

décrire les qualités….Tout ça pour vous dire que les plumes du Léon sont avant tout faites pour

monter des mouches noyées de type espagnol, simples solides et dont la seule beauté résidait dans

les fibres des plumes de ces merveilleux coqs.

La mouche que je vous ai mise en photo est issue de la collection Moscas de Léon

Vendue sur le site Mouches de Léon

www.moscasdeleon.com

Regardez bien le corps est de couleur bien différente de la tête et les cerques sont très légers.

Quelles sont les qualités fondamentales de ce type de mouche ?

Ce sont la couleur du corps qui est très légèrement cerclé. La tête qui est bien marquée formant deux signaux positifs pour décider la truite à prendre cette mouche. Mais surtout ce sont les fibres de la plume utilisée qui vont jouer le rôle fondamental Souplesse et rigidité qui permettent à la mouche de vibrer dans les courants et, ce qui ne se voit pas sur la photo, à capter les ondes lumineuses et les refléter, le pointillé étant la cerise sur le gâteau pour accentuer la ressemblance avec les pattes d’une mouche naturelle.

Je vous donne une autre photographie d’une plume pour essayer de vous faire comprendre dette

luminosité extraordinaire.

Une autre mouche peut être montée avec ces plumes c’est le sedge dit Sedge Pardo où sont utilisées

des fibres de coq du Léon pour imiter les ailes des sedges

Voilà c’est fini ! En fait ce n’est jamais fini, la pêche à la mouche est tellement merveilleuse que

vous pouvez maintenant commencer à réfléchir un peu pour essayer de comprendre pourquoi il y a

400 ans ...des hommes ont eu besoin de partager leurs savoirs de pêcheurs de truites…. prises grâce

à des mouches montées….. avec de fibres des plumes….. des coqs de leur basse cour.

Et tout ça devant une des plus belles cathédrales du monde….

par Gilbert Marc 18 mars 2026
Une réflexion post ouverture sur les différents modes de pêche autorisés en Aragon
par Gilbert Marc 23 février 2026
Quand la pêche à la mouche est nulle, c'est là que votre cerveau se développe. Pourquoi les dures journées passées sur l'eau sont en réalité bénéfiques pour votre cerveau. Il y a un moment — que dis-je, plusieurs moments — que presque tous les pêcheurs à la mouche vivent chaque jour au bord de l'eau. Le lancer complètement raté qui fait fuir la truite, le fil qui casse au moment du ferrage, votre ligne qui s'emmêle comme une perruque géante dans votre moulinet, et surtout quand l'éclosion enfin a lieu et que vous êtes incapable de trouver la mouche adaptée. Le simple fait de devoir marcher sur les berges escarpées et dans une rivière pleine de rochers glissants est aussi une source de frustrations et de stress. Entre la quatrième présentation ratée, le cinquième changement de mouche, un autre ferrage raté, et peut-être un ou deux faux pas inattendus en pataugeant, on se demande : pourquoi est-ce si difficile ? Et ensuite : est ce que vraiment je m’amuse ? L'instinct nous pousse à interpréter la difficulté comme un problème, voire une inadéquation. Nous vivons dans une culture qui vise à minimiser les frictions. Si quelque chose nous paraît inefficace, nous cherchons à l'optimiser ou à le corriger. Et si la situation devient trop frustrante, nous sommes parfois tentés de baisser les bras, d'abandonner et de passer à autre chose. La facilité est devenue synonyme d'intelligence. C’est le principe même de l’I.A. qui vous permet sans effort mental d’obtenir ce qui normalement vous demanderais quelques minutes de réflexions. Or, le cerveau ne se développe pas grâce à la facilité ; il se développe grâce à l'effort. Les recherches sur l'apprentissage moteur confirment ce concept. Dans une revue exhaustive publiée dans Neuron , Krakauer et ses collègues (2017) décrivent comment l'acquisition de compétences motrices complexes, remodèle la communication entre différentes régions du cerveau, notamment le cortex moteur, le cervelet et les ganglions de la base du cerveau. L'apprentissage est bien plus qu'une simple répétition. Il se compose de processus tels que la prédiction, la détection des erreurs et une mise à jour cognitive constante. Chaque lancer mal synchronisé, chaque correction de la trajectoire de la dérive de la mouche et chaque ajustement en fonction du vent ou du courant contribuent à l'amélioration continue. Votre système nerveux construit et recalibre sans cesse des modèles internes. Ce qui peut être perçu comme un échec n'est en réalité que le processus par lequel votre cerveau recueille des données essentielles et crée de nouvelles connexions neuronales. C'est un processus bénéfique. La psychologie de l'éducation confirme également cette idée. Les recherches sur les « difficultés souhaitables » montrent que les conditions d'apprentissage qui demandent un effort favorisent une mémorisation à long terme bien plus efficace et un encodage plus profond (Soderstrom & Bjork, 2015, Psychological Science in the Public Interest ). Lorsque l'activité pratiquée présente un léger défi – lorsqu'elle exige de la concentration et de l'adaptation plutôt qu'un fonctionnement automatique – le cerveau consolide les informations beaucoup plus efficacement. La facilité peut sembler confortable, voire réconfortante – et il y a certainement un temps et un lieu pour la facilité –, mais elle n'entraîne pas les mêmes changements neurobiologiques.
par Gilbert Marc 23 janvier 2026
Petit rappel entomologique Le cycle de vie d'une éphémère (ordre des Ephemeroptera) comprend quatre stades distincts, marqués par une caractéristique unique parmi les insectes ailés : l'existence de deux formes adultes successives. 1. L'Œuf Le cycle débute lorsque la femelle pond ses œufs à la surface de l'eau douce ou en s'immergeant. Les œufs coulent et se fixent sur des pierres ou de la végétation aquatique. L'éclosion survient après une période allant de quelques jours à plusieurs semaines selon les espèces et la température de l'eau. 2. La Larve (Nymphe) C'est la phase la plus longue, durant généralement de quelques mois à 3 ans. Habitat : La larve vit exclusivement sous l'eau (dans la vase ou sous les galets). Croissance : Elle subit de nombreuses mues (jusqu'à 20 ou plus) pour grandir. Elle se nourrit activement de matières organiques et d'algues. 3. Le Subimago (Dun) L'éclosion proprement dite se produit lorsque la larve mature remonte à la surface de l'eau. Émergence : Elle s'extrait de son enveloppe larvaire en quelques secondes pour devenir un subimago. Mais quelquefois la larve a beaucoup de mal à s’extraire de son exuvie et reste engluée dans la pellicule Caractéristiques : À ce stade, l'insecte est ailé mais n'est pas encore sexuellement mature. Ses ailes sont souvent opaques et ternes. Il doit se reposer sur la végétation pour sécher ses ailes avant de s'envoler. 4. L'Imago (Spinner) L'éphémère est le seul insecte à muer à nouveau après avoir acquis des ailes fonctionnelles. Mue finale : Après quelques heures ou une journée, le subimago mue une dernière fois pour devenir un imago. Vie adulte : L'imago est brillant, possède des ailes transparentes et est prêt pour la reproduction. Reproduction et mort : À ce stade, l'insecte ne possède plus de système digestif et ne peut plus se nourrir. Sa vie adulte ne dure que quelques heures à quelques jours, consacrés uniquement à l'accouplement et à la ponte avant de mourir. 5. Après la ponte les éphémères meurent et dérivent à la surface,les ailes à plat sur l’eau et sont encore plus des proies faciles pour les truites. (Spent) Quand nous voyons des gobages nous pensons immédiatement mouche sèche. Mais avant le stade imago il y a le stade subimago et juste avant le stade émergent et c’est ce stade de l’éclosion d’éphémères que les truites préfèrent : lorsque l’éphémère émergente se retrouve piégée en tentant d’échapper à l’exuvie de la nymphe. On comprend alors pourquoi les mouches sèches avec des exuvies traînantes sont si efficaces.
par Gilbert Marc 20 janvier 2026
Une neuropsychologue guide de pêche à la mouche Lindsay Kocka qui vit dans le Montana a publié recemment un post que je vous recommande de lire et diffuser... Pourquoi les pêcheurs à la mouche écrivent : La pêche à la mouche, le cerveau et la clarté de la pensée Lindsay Kocka 19 janvier 2026 Les pêcheurs à la mouche ont depuis longtemps la réputation d'être des écrivains. Et depuis que la pêche à la mouche est documentée, une abondante littérature a été consacrée à cette pratique. Tous les pêcheurs ne publient pas de livres ou d'essais, mais beaucoup tiennent des carnets où ils consignent leurs observations sur les conditions de pêche, mais aussi des notes et des réflexions personnelles. Ce phénomène ne semble pas fortuit. D'un point de vue neuroscientifique, la pêche à la mouche active de manière fiable des systèmes neuronaux et des conditions physiologiques spécifiques. Ces mêmes systèmes sont ceux qui favorisent la clarté d'esprit, la réflexion profonde et l'expression créative. La pêche à la mouche peut être perçue comme une activité cognitive globale et intégrée. Marcher, patauger, lancer, observer, s'adapter et passer du temps en plein air contribuent tous à façonner la manière dont le cerveau répartit son attention, gère son stress et intègre les informations sensorielles. Lorsque ces systèmes collaborent harmonieusement, la créativité s'épanouit. En tant que pêcheur et écrivain, je suis depuis longtemps fasciné par la clarté mentale et la constance des idées qui émergent lors des journées passées au bord de l'eau. La science offre un éclairage unique pour mieux comprendre ce que de nombreux pêcheurs savent déjà par l'expérience. L'exposition à la nature et la réinitialisation cognitive Il est bien établi que le fait d'être en plein air produit des effets positifs mesurables sur l'attention, la santé mentale et les performances cognitives. La recherche démontre des améliorations significatives des fonctions exécutives, de la mémoire et de la régulation émotionnelle liées au temps passé dans des environnements naturels, comparativement à des environnements intérieurs artificiels. Ces effets ne se limitent pas à une simple sensation subjective de calme, mais reflètent plutôt la façon dont le cerveau gère l'attention et le stress en fonction de l'environnement. Une théorie bien étudiée et étayée, la théorie de la restauration de l'attention, propose que les environnements naturels réduisent la sollicitation des systèmes d'attention dirigée. Plutôt que de contraindre à la concentration, les milieux naturels tendent à la maintenir plus facilement grâce à la variation sensorielle qu'ils offrent : mouvement de l'eau, variations de la lumière et diversité environnementale. Ces conditions permettent aux ressources préfrontales de se régénérer, ce qui améliore la concentration et la clarté mentale lorsqu'une attention soutenue est à nouveau requise. En tant que pêcheurs, nous sommes nombreux à constater que les journées passées au bord de l'eau ne sont pas synonymes d'inactivité intellectuelle, mais d'équilibre cognitif. La concentration est nécessaire, mais elle alterne naturellement entre des périodes de moindre et de plus forte sollicitation. Cette variation favorise une réflexion plus claire. La marche, le mouvement controlatéral et la cognition créative L'acte physique de marcher joue un rôle central dans cette équation. Des recherches menées à Stanford ont démontré que la marche augmente significativement la génération d'idées créatives par rapport à la position assise, même à l'intérieur. Cet effet est amplifié en extérieur. Du point de vue du système nerveux, la marche est un mouvement controlatéral, ou transversal. Lorsque nos bras et nos jambes se meuvent en opposition, les deux hémisphères cérébraux sont sollicités. Cette activation bilatérale, qui favorise la résolution de problèmes complexes depuis la petite enfance jusqu'à l'âge adulte, est associée à une meilleure flexibilité cognitive et à une pensée divergente, plutôt qu'à une fixation étroite sur une tâche. En d'autres termes, la marche elle-même libère des ressources cognitives pour une pensée plus globale. La pêche à la mouche complexifie encore ce schéma de base. Les pêcheurs se déplacent sur des terrains accidentés, ajustent leur foulée, gèrent le courant et maintiennent leur équilibre tout en manipulant leur matériel et leur ligne. Ces exigences sollicitent constamment les systèmes vestibulaire et proprioceptif, qui jouent un rôle direct dans la régulation de l'attention, le raisonnement spatial et la capacité de prédiction. Plutôt que de focaliser le cerveau sur une seule tâche, ce type de mouvement requiert une adaptation continue aux conditions changeantes. Cette charge adaptative favorise la flexibilité cognitive et la reconnaissance des formes, deux éléments essentiels à la pensée créative. Il en résulte un système nerveux à la fois engagé et organisé, un état qui facilite la génération et l'association d'idées plutôt que de se focaliser uniquement sur un résultat. Casting, retour sensoriel et contrôle de l'attention Le lancer à la mouche est une activité motrice précise qui offre un retour sensoriel immédiat et constant. La synchronisation, la transmission de la force, le suivi visuel et le retour tactile doivent être parfaitement coordonnés pour que le lancer soit réussi. Cette combinaison permet une meilleure coordination entre le cerveau et le corps, tout en améliorant la concentration. Il est important de noter que la pêche à la mouche limite également la surcharge cognitive. La tâche est suffisamment complexe pour exiger de la concentration, mais généralement pas au point de devenir stressante (ceci pouvant toutefois être sujet à débat dans certaines situations particulières). Cet équilibre tend à apaiser le réseau du mode par défaut du cerveau, le système lié à la rumination et à la suranalyse. Lorsque ce réseau est apaisé, on observe souvent une pensée plus claire et une meilleure capacité à formuler ses idées par la suite. C'est l'une des raisons pour lesquelles de nombreux pêcheurs se disent mentalement organisés après une sortie de pêche, même s'ils sont physiquement fatigués. Le système nerveux a été sollicité d'une manière qui favorise la régulation plutôt que l'épuisement. Espaces bleus et verts, physiologie du stress et neurochimie Le temps passé près de l'eau et de la végétation soutient le système nerveux et influence directement les performances cognitives. Les environnements extérieurs contribuent à réguler l'attention et l'éveil, favorisant une concentration soutenue et réduisant le flux incessant de pensées. L'équilibre des signaux de dopamine et de sérotonine dans ces contextes stimule la motivation, la patience et la stabilité de l'humeur. Ces conditions facilitent la réflexion, l'articulation des idées et la créativité. La pêche à la mouche plonge régulièrement les pêcheurs dans des environnements qui favorisent naturellement cet état, leur offrant à la fois la richesse sensorielle et la régulation du système nerveux nécessaires à l'émergence de la pensée créative. Écrivains, marcheurs et penseurs Tout au long de l'histoire des grands penseurs et écrivains, le lien indiscutable entre mouvement, nature et pensée est largement documenté. Nietzsche écrivait que les grandes idées naissent en marchant, Thoreau avait pour habitude d'organiser ses journées autour de longues promenades avant de se mettre à écrire, et Virginia Woolf, elle aussi, s'appuyait sur le mouvement quotidien en plein air pour structurer sa pensée. Ces figures ne dissociaient pas l'activité physique du travail intellectuel, mais considéraient plutôt le mouvement, notamment en extérieur, comme une condition essentielle. Nombreux sont les pêcheurs à la mouche qui semblent évoluer dans des conditions similaires, qu'ils en aient conscience ou non. Marcher, observer, s'adapter et rester pleinement présent sont des éléments intrinsèques à leur pratique. L'écriture devient alors un prolongement naturel d'un cerveau qui a déjà effectué un travail d'organisation. La pêche à la mouche comme acte créatif Pour de nombreux pêcheurs, écrire pendant ou après la pêche s'apparente moins à un changement d'activité qu'à la poursuite d'un processus déjà bien amorcé. Les mêmes systèmes qui s'activent lorsque nous scrutons l'eau, explorons les zones de pêche et observons l'évolution des conditions favorisent également une réflexion plus approfondie et une expression plus claire. Quant à ma propre expérience, bien que j'apprécie pleinement partager l'eau avec des amis, dès mes débuts à la pêche à la mouche, j'ai constaté que ma plus grande satisfaction provenait des journées passées seul au bord de l'eau. Ces journées me permettaient de laisser libre cours à mon imagination, et peu à peu, j'ai perçu mes promenades et mes explorations de l'eau comme un acte créatif en soi. La pêche à la mouche est devenue une pratique corporelle qui favorisait la clarté mentale et un besoin croissant de m'installer sur la berge, de sortir un carnet et de noter tout ce qui remontait à la surface. L'approche Wade Well considère la pêche à la mouche comme une pratique physique et mentale qui intègre le mouvement conscient, l'environnement et l'attention d'une manière que peu d'autres activités peuvent égaler. La pêche offre un cadre quasi idéal où le cerveau humain est connu pour produire certaines de ses réflexions les plus pertinentes, et c'est souvent là que naissent nos meilleurs écrits.
Trite méditerranénne typique de l'Aragon
par Gilbert Marc 6 janvier 2026
Exolications pour savoir comment pêcher la truite en Aragon.Les différents parcours sont présentés ainsi que chaque législation propre à chaque cours d'eau
par Gilbert Marc 5 janvier 2026
Petite réflexion sur les fils pour les bas de ligne Il est hors de question ici de se livrer à une étude exhaustive des fils disponibles pour pêcher à la mouche sèche ou la mouche noyée, et un peu de la pêche à la nymphe . J’ai déjà publié sur ce blog un post sur les bas de lignes. Là je vais vous parler du choix des marques de nylons et de fluorocarbones qui sont les plus utilisés et pour lesquels je peux vous donner mon opinion. Les différences entre nylon et fluorocarbone. Un peu d’histoire Avant la seconde guerre mondiale, les matériaux utilisés pour la fabrication des bas de lignes étaient tous issus de produits naturels (crin de cheval, racines anglaises en soie naturelle). Puis en en 1935 un chimiste américain Wallace Hume Carothers, chimiste chez DuPont, met au point le polyamide 6,6 ,en 1938 ce nylon est présenté au public. Le nylon est le premier polymère synthétique entièrement artificiel, non dérivé de matières naturelles. Ce nouveau fil est utilisé au début pour la fabrication des bas féminins, des cordages, des parachutes et autres équipements militaires pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ses propriétés mécaniques sont très prometteuses pour la pêche, solidité, résistance à l’eau,et élasticité. Aprés la guerre DuPont cherche des débouchés civils pour son invention et naturellement s’impose l’idée de proposer aux pêcheurs du monde entier un fil bien plus résistant que les fils anciens, plus élastique,d’un diamètre régulier,facile à fabriquer et imputrescible. En 1948/1950 est commercialisé le fil Nylon DuPont qui permet de compléter la révolution de la pêche de la truite avec la commercialisation des moulinets à tambour fixes et les cannes en fibre de verre,et des cuillères tournantes type Mepps. Le fil de pêche Trilene a été lancé en 1959 par la société Berkley. Berkley Bedell, fondateur de Berkley Fishing, souhaitait créer un fil de qualité supérieure offrant une meilleure résistance, une sensibilité accrue et une distance de lancer optimale. Le résultat fut le Trilene, un fil monofilament en nylon qui a rapidement conquis les pêcheurs amateurs et professionnels grâce à ses performances. Il était initialement proposé en deux versions : Trilene Standard et Trilene XT (Extra Tough). La pêche à la mouche moderne n’existerait pas sans l’invention du nylon. Pendant les années 1960 les chimistes travaillent pour améliorer la tenue aux nœuds, et la réduction de la « mémoire », et surtout rendent le nylon transparent Les marques de l’époque sont DuPont, Berkley (Trilene),Maxima (Allemagne),Toray (Japon),Stroft (Allemagne) Le nylon devient la référence universelle, y compris en pêche à la mouche pour les bas de ligne, avec la commercialisation des bas de lignes coniques. Chaque décennie voit sortir de nouveaux fils de nylon, avec pour conséquence la multiplication des marques, chacune revendiquant une spécificité particulière. L’industrie chimique japonaise se met sur les rangs et commence bien avant la Chine, à nous envoyer des fils de nylon. En 1980/1990 se développe une nouvelle famille de fils les fluorocarbones. Ces fils ont plusieurs avantages et e particulier leur grande résistance à l’abrasion et leur indice de réfraction qui les rend pratiquement invisibles. Puis dans les années 2000 apparaissent les copolymères qui en sont en fait des nylons améliorés en particulier au niveau de la transparence et la résistance aux nœuds.Nous utilisons actuellement quasi uniquement des nylons coplymères. Et nous pouvons dire que les progrès actuels de la chimie moderne,nous permettent d’envisager pour un temps futur la mise à notre disposition de fils de plus en plus résistants pour un même diamètre et nous l’espérons avec le moins de mémoire possible. Comparaison entre nylons et fluorocarbone L'intelligence artificielle qui ne sait évidemment pas pêcher à la mouche nous dit ceci Technique Recommandation Sèche ❌ Nylon préférable Nymphe ✅ Fluorocarbone Nymphe au fil ✅ Fluorocarbone Nymphe lourde ✅ Fluorocarbone Noyée ⚠️ Mix possible Streamer ⚠️ Fluoro si obstacles En fait cette théorie de l’utilisation du nylon pour la sèche et du fluorocarbone pour toutes les autres techniques me paraît un peu « bizarre ». En effet et c’est mon avis personnel, la pointe du bas de ligne est la partie la plus importante aussi bien pour les poissons qui peuvent refuser une mouche uniquement à la vue de cette pointe de bas de ligne, surtout sur les lisses, que pour la facilité avec laquelle nous pouvons nouer la mouche. Combien de fois n’ai je pas désespérément essayé de prendre une truite avec une petite fourmi sur hameçon de 20 avec une pointe en 10 centièmes, et essuyé des refus à répétition, malgré des changements de mouches! Avant de me rendre compte que c’était la vision du bas de ligne qui provoquait les refus ! Et dans ces cas là le fluorocarbone est bien supérieur au nylon car il est beaucoup moins visible, car il coule un peu et donc disparaît complètement à la vue du poisson. Et pour les anciens maladroits un peu de rigidité dans le fil ne fait pas de mal, pour bien faire les nœuds s’entend !! Pourquoi choisir le fluorocarbone ? Ou le nylon ? Le fluorocarbone n’est pas un simple « nylon transparent » : Il présente plusieurs avantages, et quelques inconvénients. Son indice de réfraction est très proche de de celui de l’eau, et donc il est beaucoup moins visible que le nylon.Il est plus dense que le nylon et donc flotte moins et nous avons vu que c’est un avantage.Il a une meilleure résistance à l’abrasion,Il n’absorbe pas l’eau donc il va moins se déformer. Ensuite nous devons croire sur parole, les fabricants qui nous affirment que le nylon présente une meilleure résistance aux nœuds.Par contre ce qui est sur c’est qu’il est souvent plus souple . Et souvent bien moins cher, encore que… Puis ensuite vient l’épineux problème de la résistance ou plutôt du rapport entre le diamètre et la résistance.Choisir le bon diamètre par rapport à la mouche utilisée, semble une évidence, mais à diamètre égal nous devons chercher la meilleure résistance,et là commence les problèmes, car en fait 99 fois sur 100 en pêchant la truite nous n’avons pas besoin d’un fil qui résiste à 3,4 kilos pour un 14 centièmes ! Et soyons vraiment surs que la plupart des casses sont dues le plus souvent à une erreur de notre part qu’à la résistance du fil. Il est très difficile de choisir parmi les innombrables marques du marché.Et si j’interroge mes amis pêcheurs à la mouche, je me retrouve encore plus dans le doute...Chacun a sa propre marque et c’est normal.Autrefois ,je vous parle de 40 ans en arrière, nous avions trois ou quatre marques, mais maintenant...C’est beaucoup plus difficile.Je n’ai évidemment aucune confiance dans les « champions » ou autres influenceurs qui sont tous sponsorisés et qui donc sont bien obligés de promouvoir ceux qui les font vivre. Ce qui me paraît le plus important en tout cas ce que j’attends d’un fil c’est qu’il ne crée pas de problèmes supplémentaires au moment du changement de mouche et qu’il ne vrille pas trop ni qu’il ne se déforme pas quand je serre le nœud de la mouche. Si je vais pêcher avec un sedge sur hameçon de 10 pour un coup du soir, il est peu probable que j’utilise du 10 centièmes,même si je suis sûr que les truites feront moins de 30 cm.Pourquoi, parce que l’expérience m’a prouvé que les grosses mouches vrillent les fils fins. Nylon ou fluorocarbone même résultat. Et si le fabricant du fil m’assure que le fluoro est plus rigide que le nylon habituel et que donc le vrillage sera moindre je peux me permettre d’utiliser une pointe plus fine, d’autant plus que la résistance annoncée est supérieure ! Mais pour autant je dois soigner mes nœuds car le fluoro glisse plus que le nylon. Et alors pour être complet je dois vous parler des nœuds, car c’est encore plus fondamental que le choix du fil. Faut il choisir entre le nœud Clinch simple ou double ou le nœud Trilene, ou le nœud Pitzen? Personnellement je ne suis pas compétent pour mesurer la résistance de chaque nœud par rapport à chaque fil,mais ce que je peux dire c’est que le nœud le plus simple est toujours le meilleur, aussi je vous encourage vivement à choisir un nœud et vous entraîner en situation de pêche et hors pêche, avec des diamètres de plus en plus petits et des mouches en rapport, Personnellement je ne sais faire qu’un seul nœud le double clinch. Mais je suis une vieille main et j’ai des mains de mon âge !Alors quelle marque faut il choisir ? Il semble que avec toutes les réserves que j’ai émises ci dessus, plusieurs marques sortent du lot. Si l’on en croit les spécialistes du bas de lignes à nœuds il faut choisir le fil allemand Maxima de couleur brune pour la réalisation du corps de bas de ligne, certains le font cuire à 80º pendant trois minutes, pour lui donner plus de souplesse et surtout le rendre sans mémoire. Pour les paresseux j’avoue que j’utilise avec bonheur les bas de lignes coniques du commerce en Maxima ou Aliox. Certains bas de lignes du commerce sont très en vogue par exemple ceux de Nicolas Germain ou de la marque Guy Plas. Mais le bas de ligne n’est pas la pointe et nous devons choisir.Quelques marque là encore sortent du lot il s’agit de la marque Trout Hunter,qui semble être reconnue comme la marque qui produit les nylons de la plus grande régularité dans le diamètre et donc dans la résistance, et et le fluorocarbone de marque Néox Seaguar produite par la firme Yuki au Japon qui présente deux particularités être et de loin le plus résistant et le plus cher….. Le fluorocarbone Seaguar Neox de Yuki offre un rapport diamètre/résistance impressionnant et une douceur exceptionnelle. Il permet de réaliser des nœuds parfaits et ne présente pratiquement aucune mémoire. La construction exclusive à double paroi de Seaguar réduit le diamètre du fil de quelques centièmes de millimètre tout en conservant sa résistance à la traction et à l'abrasion. Le Seaguar Neox est recommandé pour les bas de ligne dans toutes les techniques de pêche, en eau douce comme en mer. Ce fluorocarbone assure une invisibilité totale, vous permettant de tromper même les poissons les plus méfiants. Bon avouons le c’est un excellent fil, mais 34 euros la bobine de 50 mètres.Mais quand on aime on ne compte pas! En conclusion je vais un peu me répéter, pour moi le plus important, c’est avant tout le confort (facilité pour réaliser les nœuds et absence de mémoire) et la fiabilité (ayez confiance dans votre fil) qui doit guider votre choix.
bambou du Tonkin artisanat
par Gilbert Marc 25 novembre 2025
Petit résumé des étapes de fabrication d'une canne à mouche en bambou refendu
par Gilbert Marc 13 novembre 2025
Aujourd’hui j’ai eu envie de me pencher un peu sur les fils de montage utilisés pour la fabrication des mouches artificielles. Ce n’est pas une lubie brusque et brutale, non ,mais j’ai retrouvé une valise (je dis bien une valise!) pleine de matériaux de montage et dans cette valise il y avait je ne sais combien de bobines toutes mélangées et datant de plus de 50 ans. Alors après avoir pris la décision de léguer tout ceci à mes chers fils et à la postérité, je me suis décidé, sans en avoir vraiment besoin de me racheter du fil de montage. Et là patatrapouf ! Impossible de savoir faire la différence entre toutes les marques et les types de fil et je me suis senti comme un homme préhistorique devant une Ferrari. Et cela m’a convaincu de faire ce que je crois j’aime le plus au monde, après quelques autres plaisirs intimes et gastronomiques, écrire un peu sur les fils de montage. C’est quand même beau les vacances ! Un peu d'histoire Dans la longue histoire de la pêche à la mouche le fil à l’origine ne servait réellement qu’à fixer les composants principaux de ce qui allait devenir une mouche et, n’oublions pas que, tout au début les pêcheurs ne montaient leurs mouches, qu’une fois au bord de l’eau en fonction de ce qu’ils voyaient dans la rivière. Le fil ne pouvait pas être autre chose que du fil à coudre de couleur généralement noire et son importance était très minime. Avec les progrès inhérents à toute technique artisanale, le fil devint de plus en plus sophistiqué,car les matériaux évoluaient et la manière de les fixer évoluait aussi. J e me souviens avoir rencontré un pêcheur lozérien qui avait, comme boite à mouche une boite d’allumettes avec trois ou quatre hameçons, une mèche de laine jaune et un peu de fil de coton de couleur noire. Mais dans une espèce de portefeuille, il y a avait une dizaine de plumes, prélevées sur le cou d’un des coqs de sa basse cour. En arrivant au bord de la rivière il fabriquait en deux ou trois minutes trois mouches(!), qu’il nouait au bout de son bas de ligne et fouette cocher, en une petite demi heure il avait rempli son immense panier de quelques truites et retournait vite fait bien fait, à des activités qui pour lui étaient bien plus importantes que la pêche, car comme il me l’enseigna plus tard, il ne pêchait à la mouche que quand il était sûr que les truites seraient en activité. C’était uniquement pour faire plaisir à son petit fils qu’il allait lui prendre quelques poissons pour son dîner... Le premier traité de montage des mouches artificielles date du moyen âge est attribué à Dame Juliana Berners qui a publié en 1496 « The T reatyse of Fysshynge with an Angle » que l’on pourrait traduire par "Traité de Pêche à la ligne". Ce texte faisait partie d’un recueil « Le Livre de Saint Alban » qui traitait de chasse, de fauconnerie et de pêche. Et la charmante Juliana nous décrit une douzaine de mouches chacune valable à un moment donné de la saison Ce livre est considéré comme la naissance de la pêche à la mouche documentée.
Guy Ro
par Gilbert Marc 24 août 2025
Résumé de la vie de Guy ROQUES écrivain poète franco espagnol fou de pêche à la mouche
par Gilbert Marc 21 juillet 2025
Après la fermeture des rivières en France il est possible de prolonger le plaisir de la pêche dans le Haut Aragon. J’avais écrit ce post il y a trois ans après une fin de saison exceptionnelle. Et j’ai décidé de le republier, car c’est une réalité qui disparaît pas c’est quand même le meilleur moment de la saison. Même si les années se suivent et ne se ressemblent pas. Il reste encore quelques places en octobre...Faîtes vous plaisir... C’est assez facile de faire rêver quand on parle de pêche à la mouche. C’est plus difficile depuis quelques années parce que sans que vraiment je n’ai d’explications claires, la pêche à la mouche a changé. Mais nous les « moucheurs » historiques nous ne sommes pas vraiment différents depuis le début, nous n’avons pas changé nous avons simplement vieilli ! Les rivières et les truites qui vivent dedans ont aussi bien vieilli ! Elles ne sont pas des êtres humains, mais une rivière est une femme et nous avons décidés que les truites étaient des femmes aussi. Une femme, des femmes qui vieillissent n’en restent pas moins séduisantes, attirantes et même quelquefois envoûtantes ! Alors ce soir j’ai envie de vous raconter presque une histoire d’amour. Une histoire qui commence en automne, au moment où les feuilles commencent à changer de couleurs. Au moment où les rivières sont les plus belles, où la chaleur de l’été s’adoucit et où, les jours qui raccourcissent, laissent plus d’espace à la nuit et aux rêves. Nous étions au milieu d’un paradis. Il avait plu à la fin du mois d’août et les quatre rivières magiques de l’Aragon étaient à un bon niveau. Les pêcheurs chanceux qui avaient eu la bonne idée de réserver en cette période étaient tous dans une totale euphorie. Mais en fait euphorie est un mot très faible pour décrire l’état dans lequel nous étions . C’était autre chose. Un sentiment difficile à décrire, d’excitation, de fébrilité, et en même temps de jubilation totale liée au fait de pouvoir partager le plaisir et surtout de raconter le soir la journée aux autres pêcheurs. Entre le début septembre et la fin du mois d’octobre, grâce à une météo (trop) clémente, nous avons pu profiter de chaque jour pour essayer de leurrer ces truites aragonaises. Bien sûr nous avons eu la chance de pêcher dans des rivières quasiment seuls, et cette solitude n’a été qu’un des éléments du bonheur que nous avons connu. Bien sûr nous avons pris des truites sauvages, nées dans la rivière, et qui malgré l’absence de pression de pêche, étaient d’une méfiance incroyable et qui plus est d’une sélectivité encore plus incroyable. Une truite sélective n’est pas une truite de pisciculture, c’est même plutôt le contraire, mais une truite sélective qui naturellement, génétiquement, ne va prendre que des microscopiques moucherons et qui va refuser même les plus belles imitations en nymphe ou en sèche, c’est exactement ce qui nous plaisait ! Peut-être que nous aimons cette difficulté et que si nous avons connu le suprême bonheur de voir des gobages, de trouver la bonne mouche, et de prendre à la queue leu leu une dizaine de truites, en une heure, ce n’était pas tous les jours ! La leçon que nous avons reçue et retenue c’est que la nature reste la nature et qu’il est illusoire de croire que naturellement, toutes les truites de la rivière vont manger en même temps, et que par miracle toutes les truites de la rivière vont mesurer 50 centimètres ! Nous avons pris beaucoup de petites truites, un peu moins de truites de taille moyenne et quelques « belles » truites de plus de 40 cm. Nous avons aussi pris du plaisir à découvrir les différentes robes de ces demoiselles. Nous avons frémi d’extase devant le spectacle de l’automne et même si les eaux étaient très (trop) basses, nous avons pu malgré tout déguster cette fin de saison ! Merci à tous ceux qui ont partagé ces moments, je ne peux pas tous vous nommer et j’ai peur d’en oublier ! A l’an que ven ! Gilbert le 23 Novembre 2022