Une histoire italienne en eaux rapides

J’ai eu la chance de rencontrer dans ma vie de pêcheur à la mouche, quelques pêcheurs exceptionnels. 
Je dis exceptionnels, car ils n’étaient pas comme tout le monde, mais ils n’étaient pas forcément des preneurs,prédateurs, de poissons, exceptionnels.
Leur originalité pouvait s’exercer dans leur philosophie de vie adaptée à leur pratique de la pêche à la mouche, ou leur manière de concevoir la pêche comme une forme de compétition entre eux et les poissons. Ou dans leur capacité d’observation presque surnaturelle, liée le plus souvent à une vision largement au dessus de la normale.

 
Mais ils pouvaient aussi être des pêcheurs lanceurs d’exception. Ce n’étaient pas forcément les meilleurs preneurs, mais,quand même…

Alors ce soir je vais vous raconter l’histoire d’un ami italien, un vrai ami, qui hélas n’est plus là pour partager avec moi les bonheurs et les malheurs de la vie. 
J’avais rencontré Pierangelo sur les bords de la Loue en Franche Comté, en juin 1992. En fait Pierangelo avait demandé à Marc Gatez, le propriétaire du Lodge de La Piquette, s’il pouvait venir pêcher sur son parcours. Comme nous avions réservé toutes les chambres et donc toute la pêche, Marc, toujours à l’affût d’une occasion de gagner un peu d'argent, m’avait demandé à moi le « chef » du club, si nous accepterions de laisser pêcher une ou deux journées, un pêcheur italien de passage. Pour ceux qui me connaissent c’était une évidence, et en fait d’une ou deux journées ce fut une douzaine d’années de partage, de rires, de fêtes incroyables et de parties de pêche encore plus mémorables. Nous étions jeunes et fous, fous de pêche et la pêche à la mouche était notre manière à nous de croquer la vie à pleines dents. C’était aussi le lien, qui donnait à cette amitié une saveur authentique et délicieuse.
Mais pour être franc, j’étais quand même un peu jaloux de Pierangelo. Jaloux parce que d’une part il avait une femme d’une exceptionnelle beauté italienne, et aussi parce qu’il avait,pour son initiation de pêcheur au fouet, suivi les cours d’un maître italien,Roberto Pragliola,qui depuis 15 ans à l’époque avait mis au point une nouvelle technique de lancer pour la pêche à la mouche sèche : la TLT ou Technique de Lancer Total. Car Pierangelo n’était une vieille main, il avait été victime d’un accident de chasse, heureusement sans trop de séquelles,qui l’avait dégoûté du monde des chasseurs, et à 35 ans il avait décidé de se lancer dans l’aventure de la pêche à la mouche. Et du coup il avait eu la chance de pouvoir apprendre à lancer (surtout) et à pêcher (un peu) avec le bon Roberto.

Inutile de vous dire que sur les lisses de la Piquette ce type de lancer ne servait pas à grand-chose, mais c’était tellement beau à voir..Par contre quand je retrouvais quelques semaines plus tard, sur les bords du Haut Verdon, mon nouvel ami, je compris tout de suite l’intérêt de cette technique de lancer. Roberto Pragliola était réellement un pêcheur exceptionnel et en même temps un précurseur,visionnaire qui avait compris, que seule la pêche à la mouche sèche était le moyen de préserver le capital halieutique des rivières d’Europe de l’Ouest.

Alors ce soir en hommage,à la fois à Pierangelo, mais aussi à GianPierro, Augusto, Mauro et les autres, je vais très rapidement vous décrire les différents types de lancer avec une canne à mouche et une soie. 
 

Un peu d’histoire …



La pêche à la mouche est une technique qui fut utilisée très tôt par les pêcheurs cueilleurs, prédateurs, avec un matériel extrêmement rudimentaire, puis au fil des siècles de plus en plus sophistiqué. Mais en fait ce n’est vraiment que pendant la fin du XIXème et au début du XXème siècle que l’évolution de ce matériel (les cannes comme les soies) permit de codifier les différents types de lancer et les techniques qui allaient avec. Pour essayer de vous donner une comparaison et permettre de comprendre cette évolution, vous devez regarder les Jeux Olympiques entre par exemple 1896 et 2024. Et regarder les photos de deux disciplines : le saut en hauteur et le saut à la perche.

Le saut à la perche : Il suffit de comparer Le premier record du monde jugé fiable est établi lors des premiers Jeux olympiques des temps modernes, à Athènes en 1896, où le Britannique William Hoyt réalise un bond à… 3,30m! et l’incroyable record du monde (6,25 m) du « monstrueux » Armand Duplantis aux Jeux de Paris en 2024. Les hommes sont les mêmes, mais c’est le matériel qui a changé.

Le saut en hauteur c’est un peu pareil à la différence ce n’est pas le matériel qui a changé , mais c’est la technique de saut. Grâce à ce changement les athlètes en 100 ans ont réussi à sauter 40 centimètres plus haut !

 Eh oui ! Et dans le sujet qui nous intéresse la pêche à la mouche que s’est il passé ?

Plus personne ou presque ne nous parle de casting actuellement, et pourtant...Lors de l’apparition des premières cannes à mouche modernes en bambou refendu, puis en carbone, puis en matériaux composites de plus en plus sophistiqués, il existait des compétiteurs qui ne cherchaient pas à prendre plus de poissons que leur voisin, mais à lancer plus loin ou avec plus de précision.

Le « casting » ou sport du lancer « mouche et poids » est à la pêche ce que le tir est à la chasse. Une discipline sportive à part entière reconnue par le Comité international olympique (CIO), mais complètement méconnue et tombée dans l’oubli en France.

En août 1968, lors des championnats du monde de lancer qui avaient lieu cette année-là à Lenzerheide, en Suisse, le journaliste vétérinaire Pierre Affre termine 4ème avec trois lancers à 51 métres. À l'époque les concours avaient lieu sur une plateforme au milieu d'un plan déau et les touches arrières étaient éliminatoires!

Aujourd’hui, le record du monde de distance mouche « truite » –avec donc une canne à mouche à une main– est détenu depuis 2018 par un lanceur du Pays de Galles, avec un lancer de 80,59 mètres. Au-delà du fait qu’on utilise aujourd’hui des cannes « ultra-légères » (pour leur puissance) en fibre de carbone ou de boron et des soies ultra-denses en matières plastiques, une telle différence de distance, voisine de trente mètres en un demi-siècle, s’explique également par le fait que depuis les années 80, les compétitions internationales « mouche » ne se déroulent plus sur l’eau, mais sur le gazon d’un terrain de sport.

Non seulement les touches arrières, difficiles à voir sur l’herbe, ne sont plus sanctionnées, mais de nombreux lanceurs de compétition, posent carrément leur ligne à mouche derrière eux et attendent un coup de vent favorable pour effectuer, tout en étant reposé, un lancer le plus haut possible vers l’avant, afin que le vent favorise le lancer. Cela n’a plus grand chose à voir direz-vous avec des conditions de pêche pour capturer des truites ou des saumons

Quel intérêt pour le pêcheur à la mouche moyen ? En fait les quelques milliers de pratiquants dans le monde aident à améliorer les cannes et les soies. Un peu comme les voitures de Formule 1, qui finalement permettent aux voitures de monsieur tout le monde d’être plus performantes et plus sûres. Mais aujourd’hui, les compétiteurs ne cherchent plus à lancer loin ou avec précision, ils pêchent à la nymphe...Ce qui est très bien, mais qui ne veut plus rien dire, puisque ce n’est plus de la pêche au fouet…




Revenons aux différents types de lancer mouche.


En fait les premiers pêcheurs à la mouche sèche pêchaient avec des cannes et des soies qui ne permettaient pas de réaliser autre chose que des lancers classiques avec le coude collé au corps et des mouvements du poignet et de l’avant bras permettant de charger la canne avec la soie adaptée, pour enfin réussir le shoot.

Puis comme je l’ai déjà dit l’évolution des cannes ,mais surtout la nécessité d’essayer de pêcher des rivières qui n’étaient pas classées comme rivières à mouche sèche contribuèrent à inventer de nouvelles techniques en particulier le lancer dit autrichien et la TLT et ses variantes.

La pêche en eaux rapides avec des cannes courtes et des soies plus légères était née.

En France , en bons râleurs révolutionnaires, nous avions plutôt choisi la technique de la pêche à la mouche avec des cannes longues et des soies légères, mais qui devaient rester dans le moulinet ou presque !


Car en fait le plus important c’est bien sûr d’arriver à bien lancer pour pouvoir présenter correctement une mouche et décider une truite à la gober. Et chacun d’entre nous, peut heureusement faire ce qui lui plaît !

Description de la technique du lancer classique.

Au fur et à mesure des années..... le lancer de la mouche sèche évolua...

Avec des cannes lourdes et très souples (type queue de vache) l’école anglaise préconisait de n’utiliser que le poignet pour mettre en action le nerf(..) de la canne . Avec une amplitude classiquement entre 10h -11 h/ 13h-14 h.Le coude restait bloqué et même l’avant bras... ne parlons pas de l’épaule.

Avec des cannes plus dynamiques , mais toujours en bambou refendu de type Parabolic, le dogme commença à changer, et la technique de lancer évolua vers l’utilisation de l’avant bras en bloquant le poignet. Certains auteurs nomment cette technique le lancer français. Mais cette révolution proposait toujours une amplitude de la canne de 10h ou 11 h et jusqu’à 14 h.

Puis arrivèrent les cannes en fibre de carbone, avec une légèreté incroyable et une action totalement différente des cannes traditionnelles. Et bien sûr la technique put évoluer. Et en particulier grâce à l’utilisation de cannes beaucoup plus courtes, beaucoup plus raides, qui impliquaient d’utiliser l’ensemble du bras et même un peu de l’épaule, pour pouvoir lancer et surtout pour permettre d’accélérer la vitesse de la soie, et donc de donner une énergie cinétique telle que il devenait possible de propulser LA MOUCHE en premier.

Et c’est donc vers la fin des années 1970 que l’on vit apparaître, les techniques de lancer autrichien( juste pour mémoire car les cannes pour pêcher avec cette technique ont disparues de tous les catalogues) puis italien dont la fameuse TLT,de ce bon Roberto et de mon ami Pierangelo.


Description de la technique


La TLT selon le Maître Roberto Pragiola consiste essentiellement à lancer

-de façon "linéaire"(et non semi-circulaire) une soie légère (2-3) avec une canne courte (7,6) de puissance # 4-5 et d'action de pointe

-avec une prise en main particulière dite "enveloppante" au ras du moulinet pour "allonger la canne" et pouce allongé sur la poignée, gage de puissance dans une amplitude de quasiment 180° (double de celle du lancer traditionnel, nous sommes très loin du 11h/14 h)

-et ce, dans un plan strict, englobant en permanence la main, la canne, la ligne et la cible, (sans "ellipse" de la pointe du scion) de préférence oblique à 45° par rapport à la surface de l'eau

-mettant en jeu non pas la classique flexion extension du coude mais la mobilité de l'épaule et l'inflexion avant-arrière du poignet toujours dans le plan

- pour créer une boucle serrée et lui conférer une vitesse jusqu'à 3 fois supérieure à celle d'un lancer traditionnel permettant ainsi un poser "angulaire" très léger et très précis ,"mouche en premier". OUF...


Je vais essayer d`être le plus simple possible. Cette technique est basée sur deux principes.

Le premier principe est celui de la linéarité.

Comme son nom l’indique il est basé sur le principe d’un mouvement linéaire de la main lanceuse dans le même plan que la cible (le poste de la truite) et non pas comme dans le lancer classique où l'on fouette souvent dans un plan différent entre l'arraché arrière et le lancer avant, la pointe du scion dans ses allers retour arrière - avant suit donc une droite.Alors que dans le lancer classique il est recommandé de changer légèrement de plan, pour éviter d’accrocher la mouche sur les anneaux de la canne.


Le deuxième principe est celui de l'angulation

A la base de la TLT, le principe fondamental veut que le lancer soit contrôlé jusqu'à ce que la mouche soit déposée sur l'eau en premier en supprimant les 50 derniers cm de son parcours aléatoire en fin de course du lancer traditionnel , car ici on l'accompagne par un "tir tendu" plus ou moins angulaire selon la distance jusqu'à la cible en surface, ce qui aide à retarder le dragage dans les eaux agitées,et il ne doit pas être comme dans le lancer classique juste un moyen pour projeter une artificielle " d'avant en arrière " jusqu'à ce qu'on l'abandonne "en l'air", (alors que la soie s'est posée en premier: splatch!), en espérant qu'elle tombera au meilleur endroit!


Elle représente donc un lancer particulier qui permet en serrant la boucle, de donner beaucoup de vitesse à la soie et, avec un lancer linéaire angulaire de poser la mouche en premier avec une grande précision et discrétion par un "tir tendu ".à plus ou moins grande distance alors que la ligne fait encore un angle avec la pointe du scion, (fonction inverse de l'angle avec lequel la mouche doit arriver obliquement à la surface).

Par contre pour réaliser ce lancer il est impératif de « shooter »c’est à dire de garder en réserve dans la main gauche ou à vos pieds une certaine longueur de soie.

La vitesse de la soie doit être importante, et pour la favoriser,les faux lancers sont plus courts de 1/3 de leur longueur dans lancer classique et c'est le shoot qui doit être retardé (qui déterminera la longueur du lancer et réduira progressivement la vitesse de la soie)car les spires de réserve ne doivent être libérées de la main gauche ( le plus possible dans l'axe de l'anneau de départ pour un frottement minimum) que lorsque une grande partie de la soie est déjà déployée vers l'avant pour que le bas de ligne et la mouche "prennent la tête" de façon à ce que quand la mouche touche l'eau la soie et le bas de ligne soient encore être en l'air.

 Et voilà les différences

 Je ne sais pas si ce que j’ai écrit est bien clair…

Enfin il est très fortement conseillé de changer votre prise en main de votre canne à mouche et d’utiliser la prise "enveloppante".

Elle a été conçue pour faciliter le mouvement qui doit être simultané de l’épaule,du bras, et du coude vers l' avant et arrière, sans dévier du plan de lancer.La prise enveloppante prévoit d'avoir le pouce et l'index opposés à une courte distance du moulinet (à titre indicatif, dans la partie la plus épaisse du liège) et de " fermer " les autres doigts en essayant d'envelopper le moulinet.


Ses avantages sont nombreux: selon ses promoteurs qui en en ayant "plein la main" sentent mieux leur canne qu'ils pensent ainsi mieux contrôler . Elle allonge le bras de levier avant de la canne et ainsi augmente la puissance du fouetter.Elle annule le bras de levier arrière représenté par la longueur du porte moulinet et diminue donc la force d’inertie de ce moulinet et la fatigue qui pourrait s'ensuivre….

Ce qui est sûr c’est que si vous voulez apprendre à pêcher avec cette technique, vous devez impérativement changer votre matériel. Il faut utiliser une canne beaucoup plus courte 7,6 pieds pour une soie de 4 ou 5*. Mais vous devez aussi réviser votre gestuelle, car à l’inverse de ce que vous avez appris, dans les différentes écoles de pêcheurs à la mouche,vous allez utiliser tout votre corps thorax,épaule et bras.


Voilà c’est fini.

Je suis conscient des manques de ce post !

Mais au départ je voulais rendre hommage et honorer la mémoire de mon ami Pierangelo...Et comme toujours je me suis laissé aller..Et oui Pierangelo n’est plus..c’est lui qui m’avait parlé de la dernière truite, cette truite imaginaire la dernière de notre vie, et il est parti victime de ses passions et de ses amours de la vie, de la pêche, de la nature, et du bon vin italien de son ami Gianpi. Roberto est mort lui aussi, mais son héritage est toujours vivant.

 La nostalgie n’est plus à la mode et c’est dommage !


*Canne à mouche Guideline ELEVATION BROOK TLT - 7'6 - # 3/4/5

* Canne JMC Pure 7’6#3

*Canne à mouche Vision Little Hero 7' #3

*Canne à mouche LOOMIS & FRAKLIN RADIUS STREAM 7'6'' #4 

*Canne DEVAUX T56 7'6 #3/4 

*Toujours en cherchant des informations je viens d’apprendre que Roberto Pragliola avait collaboré avec la firme américaine G-Loomis,pour la mise au point d’une canne spécifique en 2010.


par Gilbert Marc 23 janvier 2026
Petit rappel entomologique Le cycle de vie d'une éphémère (ordre des Ephemeroptera) comprend quatre stades distincts, marqués par une caractéristique unique parmi les insectes ailés : l'existence de deux formes adultes successives. 1. L'Œuf Le cycle débute lorsque la femelle pond ses œufs à la surface de l'eau douce ou en s'immergeant. Les œufs coulent et se fixent sur des pierres ou de la végétation aquatique. L'éclosion survient après une période allant de quelques jours à plusieurs semaines selon les espèces et la température de l'eau. 2. La Larve (Nymphe) C'est la phase la plus longue, durant généralement de quelques mois à 3 ans. Habitat : La larve vit exclusivement sous l'eau (dans la vase ou sous les galets). Croissance : Elle subit de nombreuses mues (jusqu'à 20 ou plus) pour grandir. Elle se nourrit activement de matières organiques et d'algues. 3. Le Subimago (Dun) L'éclosion proprement dite se produit lorsque la larve mature remonte à la surface de l'eau. Émergence : Elle s'extrait de son enveloppe larvaire en quelques secondes pour devenir un subimago. Mais quelquefois la larve a beaucoup de mal à s’extraire de son exuvie et reste engluée dans la pellicule Caractéristiques : À ce stade, l'insecte est ailé mais n'est pas encore sexuellement mature. Ses ailes sont souvent opaques et ternes. Il doit se reposer sur la végétation pour sécher ses ailes avant de s'envoler. 4. L'Imago (Spinner) L'éphémère est le seul insecte à muer à nouveau après avoir acquis des ailes fonctionnelles. Mue finale : Après quelques heures ou une journée, le subimago mue une dernière fois pour devenir un imago. Vie adulte : L'imago est brillant, possède des ailes transparentes et est prêt pour la reproduction. Reproduction et mort : À ce stade, l'insecte ne possède plus de système digestif et ne peut plus se nourrir. Sa vie adulte ne dure que quelques heures à quelques jours, consacrés uniquement à l'accouplement et à la ponte avant de mourir. 5. Après la ponte les éphémères meurent et dérivent à la surface,les ailes à plat sur l’eau et sont encore plus des proies faciles pour les truites. (Spent) Quand nous voyons des gobages nous pensons immédiatement mouche sèche. Mais avant le stade imago il y a le stade subimago et juste avant le stade émergent et c’est ce stade de l’éclosion d’éphémères que les truites préfèrent : lorsque l’éphémère émergente se retrouve piégée en tentant d’échapper à l’exuvie de la nymphe. On comprend alors pourquoi les mouches sèches avec des exuvies traînantes sont si efficaces.
par Gilbert Marc 20 janvier 2026
Une neuropsychologue guide de pêche à la mouche Lindsay Kocka qui vit dans le Montana a publié recemment un post que je vous recommande de lire et diffuser... Pourquoi les pêcheurs à la mouche écrivent : La pêche à la mouche, le cerveau et la clarté de la pensée Lindsay Kocka 19 janvier 2026 Les pêcheurs à la mouche ont depuis longtemps la réputation d'être des écrivains. Et depuis que la pêche à la mouche est documentée, une abondante littérature a été consacrée à cette pratique. Tous les pêcheurs ne publient pas de livres ou d'essais, mais beaucoup tiennent des carnets où ils consignent leurs observations sur les conditions de pêche, mais aussi des notes et des réflexions personnelles. Ce phénomène ne semble pas fortuit. D'un point de vue neuroscientifique, la pêche à la mouche active de manière fiable des systèmes neuronaux et des conditions physiologiques spécifiques. Ces mêmes systèmes sont ceux qui favorisent la clarté d'esprit, la réflexion profonde et l'expression créative. La pêche à la mouche peut être perçue comme une activité cognitive globale et intégrée. Marcher, patauger, lancer, observer, s'adapter et passer du temps en plein air contribuent tous à façonner la manière dont le cerveau répartit son attention, gère son stress et intègre les informations sensorielles. Lorsque ces systèmes collaborent harmonieusement, la créativité s'épanouit. En tant que pêcheur et écrivain, je suis depuis longtemps fasciné par la clarté mentale et la constance des idées qui émergent lors des journées passées au bord de l'eau. La science offre un éclairage unique pour mieux comprendre ce que de nombreux pêcheurs savent déjà par l'expérience. L'exposition à la nature et la réinitialisation cognitive Il est bien établi que le fait d'être en plein air produit des effets positifs mesurables sur l'attention, la santé mentale et les performances cognitives. La recherche démontre des améliorations significatives des fonctions exécutives, de la mémoire et de la régulation émotionnelle liées au temps passé dans des environnements naturels, comparativement à des environnements intérieurs artificiels. Ces effets ne se limitent pas à une simple sensation subjective de calme, mais reflètent plutôt la façon dont le cerveau gère l'attention et le stress en fonction de l'environnement. Une théorie bien étudiée et étayée, la théorie de la restauration de l'attention, propose que les environnements naturels réduisent la sollicitation des systèmes d'attention dirigée. Plutôt que de contraindre à la concentration, les milieux naturels tendent à la maintenir plus facilement grâce à la variation sensorielle qu'ils offrent : mouvement de l'eau, variations de la lumière et diversité environnementale. Ces conditions permettent aux ressources préfrontales de se régénérer, ce qui améliore la concentration et la clarté mentale lorsqu'une attention soutenue est à nouveau requise. En tant que pêcheurs, nous sommes nombreux à constater que les journées passées au bord de l'eau ne sont pas synonymes d'inactivité intellectuelle, mais d'équilibre cognitif. La concentration est nécessaire, mais elle alterne naturellement entre des périodes de moindre et de plus forte sollicitation. Cette variation favorise une réflexion plus claire. La marche, le mouvement controlatéral et la cognition créative L'acte physique de marcher joue un rôle central dans cette équation. Des recherches menées à Stanford ont démontré que la marche augmente significativement la génération d'idées créatives par rapport à la position assise, même à l'intérieur. Cet effet est amplifié en extérieur. Du point de vue du système nerveux, la marche est un mouvement controlatéral, ou transversal. Lorsque nos bras et nos jambes se meuvent en opposition, les deux hémisphères cérébraux sont sollicités. Cette activation bilatérale, qui favorise la résolution de problèmes complexes depuis la petite enfance jusqu'à l'âge adulte, est associée à une meilleure flexibilité cognitive et à une pensée divergente, plutôt qu'à une fixation étroite sur une tâche. En d'autres termes, la marche elle-même libère des ressources cognitives pour une pensée plus globale. La pêche à la mouche complexifie encore ce schéma de base. Les pêcheurs se déplacent sur des terrains accidentés, ajustent leur foulée, gèrent le courant et maintiennent leur équilibre tout en manipulant leur matériel et leur ligne. Ces exigences sollicitent constamment les systèmes vestibulaire et proprioceptif, qui jouent un rôle direct dans la régulation de l'attention, le raisonnement spatial et la capacité de prédiction. Plutôt que de focaliser le cerveau sur une seule tâche, ce type de mouvement requiert une adaptation continue aux conditions changeantes. Cette charge adaptative favorise la flexibilité cognitive et la reconnaissance des formes, deux éléments essentiels à la pensée créative. Il en résulte un système nerveux à la fois engagé et organisé, un état qui facilite la génération et l'association d'idées plutôt que de se focaliser uniquement sur un résultat. Casting, retour sensoriel et contrôle de l'attention Le lancer à la mouche est une activité motrice précise qui offre un retour sensoriel immédiat et constant. La synchronisation, la transmission de la force, le suivi visuel et le retour tactile doivent être parfaitement coordonnés pour que le lancer soit réussi. Cette combinaison permet une meilleure coordination entre le cerveau et le corps, tout en améliorant la concentration. Il est important de noter que la pêche à la mouche limite également la surcharge cognitive. La tâche est suffisamment complexe pour exiger de la concentration, mais généralement pas au point de devenir stressante (ceci pouvant toutefois être sujet à débat dans certaines situations particulières). Cet équilibre tend à apaiser le réseau du mode par défaut du cerveau, le système lié à la rumination et à la suranalyse. Lorsque ce réseau est apaisé, on observe souvent une pensée plus claire et une meilleure capacité à formuler ses idées par la suite. C'est l'une des raisons pour lesquelles de nombreux pêcheurs se disent mentalement organisés après une sortie de pêche, même s'ils sont physiquement fatigués. Le système nerveux a été sollicité d'une manière qui favorise la régulation plutôt que l'épuisement. Espaces bleus et verts, physiologie du stress et neurochimie Le temps passé près de l'eau et de la végétation soutient le système nerveux et influence directement les performances cognitives. Les environnements extérieurs contribuent à réguler l'attention et l'éveil, favorisant une concentration soutenue et réduisant le flux incessant de pensées. L'équilibre des signaux de dopamine et de sérotonine dans ces contextes stimule la motivation, la patience et la stabilité de l'humeur. Ces conditions facilitent la réflexion, l'articulation des idées et la créativité. La pêche à la mouche plonge régulièrement les pêcheurs dans des environnements qui favorisent naturellement cet état, leur offrant à la fois la richesse sensorielle et la régulation du système nerveux nécessaires à l'émergence de la pensée créative. Écrivains, marcheurs et penseurs Tout au long de l'histoire des grands penseurs et écrivains, le lien indiscutable entre mouvement, nature et pensée est largement documenté. Nietzsche écrivait que les grandes idées naissent en marchant, Thoreau avait pour habitude d'organiser ses journées autour de longues promenades avant de se mettre à écrire, et Virginia Woolf, elle aussi, s'appuyait sur le mouvement quotidien en plein air pour structurer sa pensée. Ces figures ne dissociaient pas l'activité physique du travail intellectuel, mais considéraient plutôt le mouvement, notamment en extérieur, comme une condition essentielle. Nombreux sont les pêcheurs à la mouche qui semblent évoluer dans des conditions similaires, qu'ils en aient conscience ou non. Marcher, observer, s'adapter et rester pleinement présent sont des éléments intrinsèques à leur pratique. L'écriture devient alors un prolongement naturel d'un cerveau qui a déjà effectué un travail d'organisation. La pêche à la mouche comme acte créatif Pour de nombreux pêcheurs, écrire pendant ou après la pêche s'apparente moins à un changement d'activité qu'à la poursuite d'un processus déjà bien amorcé. Les mêmes systèmes qui s'activent lorsque nous scrutons l'eau, explorons les zones de pêche et observons l'évolution des conditions favorisent également une réflexion plus approfondie et une expression plus claire. Quant à ma propre expérience, bien que j'apprécie pleinement partager l'eau avec des amis, dès mes débuts à la pêche à la mouche, j'ai constaté que ma plus grande satisfaction provenait des journées passées seul au bord de l'eau. Ces journées me permettaient de laisser libre cours à mon imagination, et peu à peu, j'ai perçu mes promenades et mes explorations de l'eau comme un acte créatif en soi. La pêche à la mouche est devenue une pratique corporelle qui favorisait la clarté mentale et un besoin croissant de m'installer sur la berge, de sortir un carnet et de noter tout ce qui remontait à la surface. L'approche Wade Well considère la pêche à la mouche comme une pratique physique et mentale qui intègre le mouvement conscient, l'environnement et l'attention d'une manière que peu d'autres activités peuvent égaler. La pêche offre un cadre quasi idéal où le cerveau humain est connu pour produire certaines de ses réflexions les plus pertinentes, et c'est souvent là que naissent nos meilleurs écrits.
Trite méditerranénne typique de l'Aragon
par Gilbert Marc 6 janvier 2026
Exolications pour savoir comment pêcher la truite en Aragon.Les différents parcours sont présentés ainsi que chaque législation propre à chaque cours d'eau
par Gilbert Marc 5 janvier 2026
Petite réflexion sur les fils pour les bas de ligne Il est hors de question ici de se livrer à une étude exhaustive des fils disponibles pour pêcher à la mouche sèche ou la mouche noyée, et un peu de la pêche à la nymphe . J’ai déjà publié sur ce blog un post sur les bas de lignes. Là je vais vous parler du choix des marques de nylons et de fluorocarbones qui sont les plus utilisés et pour lesquels je peux vous donner mon opinion. Les différences entre nylon et fluorocarbone. Un peu d’histoire Avant la seconde guerre mondiale, les matériaux utilisés pour la fabrication des bas de lignes étaient tous issus de produits naturels (crin de cheval, racines anglaises en soie naturelle). Puis en en 1935 un chimiste américain Wallace Hume Carothers, chimiste chez DuPont, met au point le polyamide 6,6 ,en 1938 ce nylon est présenté au public. Le nylon est le premier polymère synthétique entièrement artificiel, non dérivé de matières naturelles. Ce nouveau fil est utilisé au début pour la fabrication des bas féminins, des cordages, des parachutes et autres équipements militaires pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ses propriétés mécaniques sont très prometteuses pour la pêche, solidité, résistance à l’eau,et élasticité. Aprés la guerre DuPont cherche des débouchés civils pour son invention et naturellement s’impose l’idée de proposer aux pêcheurs du monde entier un fil bien plus résistant que les fils anciens, plus élastique,d’un diamètre régulier,facile à fabriquer et imputrescible. En 1948/1950 est commercialisé le fil Nylon DuPont qui permet de compléter la révolution de la pêche de la truite avec la commercialisation des moulinets à tambour fixes et les cannes en fibre de verre,et des cuillères tournantes type Mepps. Le fil de pêche Trilene a été lancé en 1959 par la société Berkley. Berkley Bedell, fondateur de Berkley Fishing, souhaitait créer un fil de qualité supérieure offrant une meilleure résistance, une sensibilité accrue et une distance de lancer optimale. Le résultat fut le Trilene, un fil monofilament en nylon qui a rapidement conquis les pêcheurs amateurs et professionnels grâce à ses performances. Il était initialement proposé en deux versions : Trilene Standard et Trilene XT (Extra Tough). La pêche à la mouche moderne n’existerait pas sans l’invention du nylon. Pendant les années 1960 les chimistes travaillent pour améliorer la tenue aux nœuds, et la réduction de la « mémoire », et surtout rendent le nylon transparent Les marques de l’époque sont DuPont, Berkley (Trilene),Maxima (Allemagne),Toray (Japon),Stroft (Allemagne) Le nylon devient la référence universelle, y compris en pêche à la mouche pour les bas de ligne, avec la commercialisation des bas de lignes coniques. Chaque décennie voit sortir de nouveaux fils de nylon, avec pour conséquence la multiplication des marques, chacune revendiquant une spécificité particulière. L’industrie chimique japonaise se met sur les rangs et commence bien avant la Chine, à nous envoyer des fils de nylon. En 1980/1990 se développe une nouvelle famille de fils les fluorocarbones. Ces fils ont plusieurs avantages et e particulier leur grande résistance à l’abrasion et leur indice de réfraction qui les rend pratiquement invisibles. Puis dans les années 2000 apparaissent les copolymères qui en sont en fait des nylons améliorés en particulier au niveau de la transparence et la résistance aux nœuds.Nous utilisons actuellement quasi uniquement des nylons coplymères. Et nous pouvons dire que les progrès actuels de la chimie moderne,nous permettent d’envisager pour un temps futur la mise à notre disposition de fils de plus en plus résistants pour un même diamètre et nous l’espérons avec le moins de mémoire possible. Comparaison entre nylons et fluorocarbone L'intelligence artificielle qui ne sait évidemment pas pêcher à la mouche nous dit ceci Technique Recommandation Sèche ❌ Nylon préférable Nymphe ✅ Fluorocarbone Nymphe au fil ✅ Fluorocarbone Nymphe lourde ✅ Fluorocarbone Noyée ⚠️ Mix possible Streamer ⚠️ Fluoro si obstacles En fait cette théorie de l’utilisation du nylon pour la sèche et du fluorocarbone pour toutes les autres techniques me paraît un peu « bizarre ». En effet et c’est mon avis personnel, la pointe du bas de ligne est la partie la plus importante aussi bien pour les poissons qui peuvent refuser une mouche uniquement à la vue de cette pointe de bas de ligne, surtout sur les lisses, que pour la facilité avec laquelle nous pouvons nouer la mouche. Combien de fois n’ai je pas désespérément essayé de prendre une truite avec une petite fourmi sur hameçon de 20 avec une pointe en 10 centièmes, et essuyé des refus à répétition, malgré des changements de mouches! Avant de me rendre compte que c’était la vision du bas de ligne qui provoquait les refus ! Et dans ces cas là le fluorocarbone est bien supérieur au nylon car il est beaucoup moins visible, car il coule un peu et donc disparaît complètement à la vue du poisson. Et pour les anciens maladroits un peu de rigidité dans le fil ne fait pas de mal, pour bien faire les nœuds s’entend !! Pourquoi choisir le fluorocarbone ? Ou le nylon ? Le fluorocarbone n’est pas un simple « nylon transparent » : Il présente plusieurs avantages, et quelques inconvénients. Son indice de réfraction est très proche de de celui de l’eau, et donc il est beaucoup moins visible que le nylon.Il est plus dense que le nylon et donc flotte moins et nous avons vu que c’est un avantage.Il a une meilleure résistance à l’abrasion,Il n’absorbe pas l’eau donc il va moins se déformer. Ensuite nous devons croire sur parole, les fabricants qui nous affirment que le nylon présente une meilleure résistance aux nœuds.Par contre ce qui est sur c’est qu’il est souvent plus souple . Et souvent bien moins cher, encore que… Puis ensuite vient l’épineux problème de la résistance ou plutôt du rapport entre le diamètre et la résistance.Choisir le bon diamètre par rapport à la mouche utilisée, semble une évidence, mais à diamètre égal nous devons chercher la meilleure résistance,et là commence les problèmes, car en fait 99 fois sur 100 en pêchant la truite nous n’avons pas besoin d’un fil qui résiste à 3,4 kilos pour un 14 centièmes ! Et soyons vraiment surs que la plupart des casses sont dues le plus souvent à une erreur de notre part qu’à la résistance du fil. Il est très difficile de choisir parmi les innombrables marques du marché.Et si j’interroge mes amis pêcheurs à la mouche, je me retrouve encore plus dans le doute...Chacun a sa propre marque et c’est normal.Autrefois ,je vous parle de 40 ans en arrière, nous avions trois ou quatre marques, mais maintenant...C’est beaucoup plus difficile.Je n’ai évidemment aucune confiance dans les « champions » ou autres influenceurs qui sont tous sponsorisés et qui donc sont bien obligés de promouvoir ceux qui les font vivre. Ce qui me paraît le plus important en tout cas ce que j’attends d’un fil c’est qu’il ne crée pas de problèmes supplémentaires au moment du changement de mouche et qu’il ne vrille pas trop ni qu’il ne se déforme pas quand je serre le nœud de la mouche. Si je vais pêcher avec un sedge sur hameçon de 10 pour un coup du soir, il est peu probable que j’utilise du 10 centièmes,même si je suis sûr que les truites feront moins de 30 cm.Pourquoi, parce que l’expérience m’a prouvé que les grosses mouches vrillent les fils fins. Nylon ou fluorocarbone même résultat. Et si le fabricant du fil m’assure que le fluoro est plus rigide que le nylon habituel et que donc le vrillage sera moindre je peux me permettre d’utiliser une pointe plus fine, d’autant plus que la résistance annoncée est supérieure ! Mais pour autant je dois soigner mes nœuds car le fluoro glisse plus que le nylon. Et alors pour être complet je dois vous parler des nœuds, car c’est encore plus fondamental que le choix du fil. Faut il choisir entre le nœud Clinch simple ou double ou le nœud Trilene, ou le nœud Pitzen? Personnellement je ne suis pas compétent pour mesurer la résistance de chaque nœud par rapport à chaque fil,mais ce que je peux dire c’est que le nœud le plus simple est toujours le meilleur, aussi je vous encourage vivement à choisir un nœud et vous entraîner en situation de pêche et hors pêche, avec des diamètres de plus en plus petits et des mouches en rapport, Personnellement je ne sais faire qu’un seul nœud le double clinch. Mais je suis une vieille main et j’ai des mains de mon âge !Alors quelle marque faut il choisir ? Il semble que avec toutes les réserves que j’ai émises ci dessus, plusieurs marques sortent du lot. Si l’on en croit les spécialistes du bas de lignes à nœuds il faut choisir le fil allemand Maxima de couleur brune pour la réalisation du corps de bas de ligne, certains le font cuire à 80º pendant trois minutes, pour lui donner plus de souplesse et surtout le rendre sans mémoire. Pour les paresseux j’avoue que j’utilise avec bonheur les bas de lignes coniques du commerce en Maxima ou Aliox. Certains bas de lignes du commerce sont très en vogue par exemple ceux de Nicolas Germain ou de la marque Guy Plas. Mais le bas de ligne n’est pas la pointe et nous devons choisir.Quelques marque là encore sortent du lot il s’agit de la marque Trout Hunter,qui semble être reconnue comme la marque qui produit les nylons de la plus grande régularité dans le diamètre et donc dans la résistance, et et le fluorocarbone de marque Néox Seaguar produite par la firme Yuki au Japon qui présente deux particularités être et de loin le plus résistant et le plus cher….. Le fluorocarbone Seaguar Neox de Yuki offre un rapport diamètre/résistance impressionnant et une douceur exceptionnelle. Il permet de réaliser des nœuds parfaits et ne présente pratiquement aucune mémoire. La construction exclusive à double paroi de Seaguar réduit le diamètre du fil de quelques centièmes de millimètre tout en conservant sa résistance à la traction et à l'abrasion. Le Seaguar Neox est recommandé pour les bas de ligne dans toutes les techniques de pêche, en eau douce comme en mer. Ce fluorocarbone assure une invisibilité totale, vous permettant de tromper même les poissons les plus méfiants. Bon avouons le c’est un excellent fil, mais 34 euros la bobine de 50 mètres.Mais quand on aime on ne compte pas! En conclusion je vais un peu me répéter, pour moi le plus important, c’est avant tout le confort (facilité pour réaliser les nœuds et absence de mémoire) et la fiabilité (ayez confiance dans votre fil) qui doit guider votre choix.
bambou du Tonkin artisanat
par Gilbert Marc 25 novembre 2025
Petit résumé des étapes de fabrication d'une canne à mouche en bambou refendu
par Gilbert Marc 13 novembre 2025
Aujourd’hui j’ai eu envie de me pencher un peu sur les fils de montage utilisés pour la fabrication des mouches artificielles. Ce n’est pas une lubie brusque et brutale, non ,mais j’ai retrouvé une valise (je dis bien une valise!) pleine de matériaux de montage et dans cette valise il y avait je ne sais combien de bobines toutes mélangées et datant de plus de 50 ans. Alors après avoir pris la décision de léguer tout ceci à mes chers fils et à la postérité, je me suis décidé, sans en avoir vraiment besoin de me racheter du fil de montage. Et là patatrapouf ! Impossible de savoir faire la différence entre toutes les marques et les types de fil et je me suis senti comme un homme préhistorique devant une Ferrari. Et cela m’a convaincu de faire ce que je crois j’aime le plus au monde, après quelques autres plaisirs intimes et gastronomiques, écrire un peu sur les fils de montage. C’est quand même beau les vacances ! Un peu d'histoire Dans la longue histoire de la pêche à la mouche le fil à l’origine ne servait réellement qu’à fixer les composants principaux de ce qui allait devenir une mouche et, n’oublions pas que, tout au début les pêcheurs ne montaient leurs mouches, qu’une fois au bord de l’eau en fonction de ce qu’ils voyaient dans la rivière. Le fil ne pouvait pas être autre chose que du fil à coudre de couleur généralement noire et son importance était très minime. Avec les progrès inhérents à toute technique artisanale, le fil devint de plus en plus sophistiqué,car les matériaux évoluaient et la manière de les fixer évoluait aussi. J e me souviens avoir rencontré un pêcheur lozérien qui avait, comme boite à mouche une boite d’allumettes avec trois ou quatre hameçons, une mèche de laine jaune et un peu de fil de coton de couleur noire. Mais dans une espèce de portefeuille, il y a avait une dizaine de plumes, prélevées sur le cou d’un des coqs de sa basse cour. En arrivant au bord de la rivière il fabriquait en deux ou trois minutes trois mouches(!), qu’il nouait au bout de son bas de ligne et fouette cocher, en une petite demi heure il avait rempli son immense panier de quelques truites et retournait vite fait bien fait, à des activités qui pour lui étaient bien plus importantes que la pêche, car comme il me l’enseigna plus tard, il ne pêchait à la mouche que quand il était sûr que les truites seraient en activité. C’était uniquement pour faire plaisir à son petit fils qu’il allait lui prendre quelques poissons pour son dîner... Le premier traité de montage des mouches artificielles date du moyen âge est attribué à Dame Juliana Berners qui a publié en 1496 « The T reatyse of Fysshynge with an Angle » que l’on pourrait traduire par "Traité de Pêche à la ligne". Ce texte faisait partie d’un recueil « Le Livre de Saint Alban » qui traitait de chasse, de fauconnerie et de pêche. Et la charmante Juliana nous décrit une douzaine de mouches chacune valable à un moment donné de la saison Ce livre est considéré comme la naissance de la pêche à la mouche documentée.
Guy Ro
par Gilbert Marc 24 août 2025
Résumé de la vie de Guy ROQUES écrivain poète franco espagnol fou de pêche à la mouche
par Gilbert Marc 21 juillet 2025
Après la fermeture des rivières en France il est possible de prolonger le plaisir de la pêche dans le Haut Aragon. J’avais écrit ce post il y a trois ans après une fin de saison exceptionnelle. Et j’ai décidé de le republier, car c’est une réalité qui disparaît pas c’est quand même le meilleur moment de la saison. Même si les années se suivent et ne se ressemblent pas. Il reste encore quelques places en octobre...Faîtes vous plaisir... C’est assez facile de faire rêver quand on parle de pêche à la mouche. C’est plus difficile depuis quelques années parce que sans que vraiment je n’ai d’explications claires, la pêche à la mouche a changé. Mais nous les « moucheurs » historiques nous ne sommes pas vraiment différents depuis le début, nous n’avons pas changé nous avons simplement vieilli ! Les rivières et les truites qui vivent dedans ont aussi bien vieilli ! Elles ne sont pas des êtres humains, mais une rivière est une femme et nous avons décidés que les truites étaient des femmes aussi. Une femme, des femmes qui vieillissent n’en restent pas moins séduisantes, attirantes et même quelquefois envoûtantes ! Alors ce soir j’ai envie de vous raconter presque une histoire d’amour. Une histoire qui commence en automne, au moment où les feuilles commencent à changer de couleurs. Au moment où les rivières sont les plus belles, où la chaleur de l’été s’adoucit et où, les jours qui raccourcissent, laissent plus d’espace à la nuit et aux rêves. Nous étions au milieu d’un paradis. Il avait plu à la fin du mois d’août et les quatre rivières magiques de l’Aragon étaient à un bon niveau. Les pêcheurs chanceux qui avaient eu la bonne idée de réserver en cette période étaient tous dans une totale euphorie. Mais en fait euphorie est un mot très faible pour décrire l’état dans lequel nous étions . C’était autre chose. Un sentiment difficile à décrire, d’excitation, de fébrilité, et en même temps de jubilation totale liée au fait de pouvoir partager le plaisir et surtout de raconter le soir la journée aux autres pêcheurs. Entre le début septembre et la fin du mois d’octobre, grâce à une météo (trop) clémente, nous avons pu profiter de chaque jour pour essayer de leurrer ces truites aragonaises. Bien sûr nous avons eu la chance de pêcher dans des rivières quasiment seuls, et cette solitude n’a été qu’un des éléments du bonheur que nous avons connu. Bien sûr nous avons pris des truites sauvages, nées dans la rivière, et qui malgré l’absence de pression de pêche, étaient d’une méfiance incroyable et qui plus est d’une sélectivité encore plus incroyable. Une truite sélective n’est pas une truite de pisciculture, c’est même plutôt le contraire, mais une truite sélective qui naturellement, génétiquement, ne va prendre que des microscopiques moucherons et qui va refuser même les plus belles imitations en nymphe ou en sèche, c’est exactement ce qui nous plaisait ! Peut-être que nous aimons cette difficulté et que si nous avons connu le suprême bonheur de voir des gobages, de trouver la bonne mouche, et de prendre à la queue leu leu une dizaine de truites, en une heure, ce n’était pas tous les jours ! La leçon que nous avons reçue et retenue c’est que la nature reste la nature et qu’il est illusoire de croire que naturellement, toutes les truites de la rivière vont manger en même temps, et que par miracle toutes les truites de la rivière vont mesurer 50 centimètres ! Nous avons pris beaucoup de petites truites, un peu moins de truites de taille moyenne et quelques « belles » truites de plus de 40 cm. Nous avons aussi pris du plaisir à découvrir les différentes robes de ces demoiselles. Nous avons frémi d’extase devant le spectacle de l’automne et même si les eaux étaient très (trop) basses, nous avons pu malgré tout déguster cette fin de saison ! Merci à tous ceux qui ont partagé ces moments, je ne peux pas tous vous nommer et j’ai peur d’en oublier ! A l’an que ven ! Gilbert le 23 Novembre 2022
par Gilbert Marc 20 juillet 2025
Il n'y a pas de doutes la méthode la plus efficace pour ramener du poisson à la maison c'est d'aller à la poissonnerie ! Mais si nous parlons plus sérieusement pour nous pêcheurs impénitents ( pêcheurs de truites s'entend) quelle est la technique de pêche qui est la plus efficace ou disons le mot la plus rentable...? Je sais qu'en posant cette question je vais ouvrir un débat infini, car l'acte de pêche actuellement est un acte de loisirs disons pour 90% des pêcheurs....bon 50% pour les viandards si vous voulez...Et donc qui dis loisir, dis plaisir, et non pas rentabilité quoique il puisse y avoir un certain plaisir à être rentable en mode capitaliste bien sûr! Donc je pose sérieusement la question, vaut il mieux pêcher aux leurres,aux appâts naturels, à la mouche sèche ou noyée, au buldo, à la nymphe ? Quelle est réellement la meilleure technique? Vous vous doutez bien que cette question, je me la suis posée, cent ou mille fois depuis que j'ai commencé à être obsédé par Dame Truite. Puis en voyant que je n'avais pas la réponse et que je n'avais pas le temps de trop chercher, j'ai décidé , très jeune de ne pêcher qu'à la mouche sèche. Du coup la question était réglée, mais en fait non, car même en pêchant en sèche le choix de la mouche devint un casse tête. Alors ? Je pense que pour avoir la réponse il faut regarder deux choses. Premièrement quels étaient les modes de pêche utilisés par des pêcheurs professionnels à l’époque où la vente des truites était autorisée, et deuxièmement quels sont les modes de pêche qui ont été interdits pour préserver la ressource. Mais en fait ces deux éléments datent un peu...La loi Guillon qui a interdit la commercialisation des salmonidés par des pêcheurs amateurs date de 1964, et les modifications des différentes lois pour la gestion de la pêche n'ont pas beaucoup évolué depuis 50 ans en France en tout cas. Mais dans la plupart des autres pays européens, c'est une autre histoire. Il semblerait que l'usage des appâts naturels soit sauf en France partout interdit. Ou presque. Donc si c'est interdit c'est que c'est efficace et donc potentiellement destructeur. Sauf que j'ai essayé de pêcher au ver et au vairon mort manié, et même à l’asticot dans mes jeunes années et je peux affirmer que les truites sauvages ne se prennent pas toutes seules. Néanmoins des expériences plus récentes réalisées cette année en Aragon par des vieilles mains ont démontré qu'une technique la pêche à la larve de plecoptère est nettement supérieure aux autres , surtout pour la recherche des grosses truites. Mais si nous étudions les techniques utilisées par les professionnels des années 1950 1960, oh surprise, pas un d'entre eux ne pêchait au toc ou au vairon. Ils pêchaient tous ou presque tous à la mouche et pas à la nymphe! Autres temps autres moeurs Et la pêche aux leurres dans tout ça ? Je dois avouer que jusqu’à cette année, je pensais naïvement que la pêche aux leurres n’était plus du tout pratiquée pour la recherche des truites. Et bien je me trompais. La recherche de poissons trophées ne se fait pas uniquement à la nymphe à vue, mais aussi et surtout en pêchant au lancer avec des leurres de taille incroyable. À la recherche de truites de 60 cm et plus. Mais cette pêche ne peut pas être considérée comme rentable ou efficace, en tout cas pas ici en Aragon où la loi ne permet la pêche aux leurres uniquement avec un hameçon simple sans ardillon. Je me suis renseigné, il y a encore en France, des pêcheurs qui pêchent à la cuillère, aux leurres souples et autres poissons nageurs aux noms incroyables se terminant généralement par « bait » pour attraper (et probablement tuer) des truites pas toujours géantes.Mais y a t il encore des pêcheurs à la cuillère Mepps nº1 à points rouges ou pire encore au devon ? En vivant dans un mode déconnecté, j’avoue que je suis complètement perdu et que je ne peux absolument pas donner la réponse. La rentabilité est toujours d’actualité par contre pour la pêche à la nymphe et en particulier la nymphe au fil, qui est à n’en pas douter, beaucoup plus efficace que la pêche à la nymphe à vue ou que la pêche en sèche. Il existe maintenant plusieurs nouvelles techniques le toc à la nymphe ou la nymphe au toc ou la pêche à la bouboule, qui ne sont pas très différentes et qui ne révolutionnent pas vraiment la pêche à la truite. Mais qui semble-t-il sont beaucoup plus efficaces. Alors que choisir ? Pour ma part il y a longtemps que j'ai fait mon choix. Mais c'est comme les religions ...aucune n'est vraiment supérieure, ce qui compte c'est d'y croire !
par Gilbert Marc 3 avril 2025
En lisant ce post vous comprendrez pourquoi j'ai mis en photo ce streamer appelé Mickey Finn Avant de vous parler des cycles de la lune et de leur influence sur le comportement des poissons, je voudrais vous poser une simple question,connaissez vous Rudolf Valentino ? Non….Et pourtant cet acteur italien, gloire de l’âge d’or du cinéma muet aux États Unis, latin lover idole des jeunes femmes du monde entier,meurt à 31 ans des suites d’une péritonite. Mais des rumeurs affirment qu’il serait mort empoisonné,dans un bar new-yorkais, après avoir bu un cocktail un « Mickey Finn » versé dans son verre par un garçon de café jaloux de sa célébrité. Le vocable Mickey Finn, aujourd'hui entré dans le langage courant, est apparu dans les années 1910 comme argot des barmans pour désigner une poudre ou un liquide ajouté au verre d'un client afin de le rendre incapacitant, ou, par extension, la boisson contenant l'agent incapacitant. L'utilisation de « gouttes assommantes » (généralement de l'hydrate de chloral) pour neutraliser les clients ivres des bars remonte aux années 1890, voire plus tôt. Cependant, le médicament était généralement administré par un tiers, avec ou sans la complicité du barman, et la victime était ensuite dévalisée ailleurs. Cependant, Michael « Mickey » Finn (1871–?), qui exploitait le Lone Star Café and Palm Garden dans le tristement célèbre Levee District de Chicago de 1896 à 1903, préférait administrer lui-même la drogue, dans son « Mickey Finn Special », et dévaliser les clients dans l'arrière-boutique. Son bar ferma ses portes en 1903, mais son dévouement à cette pratique lui valut de toute évidence une renommée dans le milieu des barmen. En 1918, plusieurs barmans et serveurs de Chicago furent arrêtés pour avoir mis de la « poudre Mickey Finn », comme l'indiquaient les emballages, dans les boissons de leurs clients, soit pour s'en débarrasser, soit pour les punir d'une mauvaise conduite présumée. Cette fois, la poudre était un émétique tartrique et son action était gastrique plutôt que systémique. Ce type de Mickey Finn resta en usage pendant toute la Prohibition, avant de disparaître dans les années qui suivirent. Malheureusement certaines drogues modernes permettent cette pratique, qui doit maintenant nous faire craindre le pire quand on va boire un verre en boite de nuit... Mais qul rapport avec la pêche à la mouche? Vous allez comprendre... Le comportement des poissons est il lié aux cycles lunaires? Vous êtes un passionné de pêche et vous souhaitez maximiser vos prises en 2025 ? Vous êtes au bon endroit ! Dans cet article, nous vous dévoilons les secrets du calendrier lunaire pour la pêche et vous expliquons comment les différentes phases de la lune peuvent influencer votre succès au bord de l'eau. Ne ratez pas cette occasion unique de découvrir les meilleures périodes pour sortir votre canne à pêche et profiter pleinement des bienfaits de cette activité en harmonie avec la nature. Que vous soyez un pêcheur amateur ou un véritable expert, il est crucial de comprendre l'impact des cycles lunaires sur les poissons et leur comportement. Dans ce guide détaillé, nous vous présenterons les phases de la lune les plus favorables pour la pêche, ainsi que des conseils pratiques pour planifier vos sessions de pêche selon le calendrier lunaire 2025. Alors, sans plus attendre, plongeons dans les mystères de la lune et apprenons à pêcher en synergie avec ses cycles pour augmenter nos chances de réussite ! Voilà ce que l’on peut trouver sur le Web quand nous cherchons des informations sur la relation entre l’activité des poissons et les phases du cycle lunaire et du cycle solaire. Personnellement je trouve un peu difficile à croire que l’on puisse prévoir les bons moments pour aller pêcher en se basant uniquement sur les étoiles et la position de la terre par rapport à la lune et au soleil. Mais après tout pourquoi pas ? Quand vous êtes en retraite, mais pas en retrait de la vie de la vie active, ou quand vous êtes en activité professionnelle, avec des obligations sociales et familiales, le meilleur moment pour aller à la pêche c’est quand vous le pouvez ! Et peu importe la lune, le soleil , le vent ou la pluie. Et si par chance vous n’avez que la pêche comme seule activité de loisir et que le reste de votre temps soit dédié à la méditation contemplative, il est évident( enfin évident pour moi) que vous allez pêcher le plus souvent possible.Si bien sûr la passion vous dévore. J’écris ce post parce que ce matin il pleut très fort, il fait très froid et il y a un vent à décorner les bœufs et toutes les rivières de l’Aragon sont teintées de boue et de neige fondue. Et pourtant si je consulte le calendrier lunaire il faudrait que je sois au bord de l’eau….Maintenant quand il pleut avec du vent nous pouvons donner un nom à la dépression qui nous rafraîchit, aujourd’hui c’est Nuria qui va me priver d’un coup de midi exceptionnel ! Donc pour revenir à notre calendrier prévisionnel d’activité des poissons, je dois avouer, que malgré tous mes doutes, je me suis intéressé à ces prédictions. Donc un peu d’histoire.... John Alden Knight a développé il y a un siècle environ une méthode de calcul permettant de préciser des instants de regain d’activité sur les animaux et les plantes. John Alden Knight (1890-1966) était un banquier, un écrivain, un monteur de mouches, un chasseur, un naturaliste, un expert en casting, un cinéaste de pêche et un développeur des Solunar Tables. Ou en français Tables Solunaires. « Jack » Knight, comme le surnommaient ses amis, a surtout contribué à populariser un simple streamer jaune et rouge en forme de bucktail (surnommé « L'Assassin »), qu'il a rebaptisé « Mickey Finn » en raison de sa capacité à éliminer les truites mouchetées et les truites arc-en-ciel des rivières de l'état de New York. Knight était ami avec les plus célèbres pêcheurs à la mouche américains des années 1910 1930: Hewitt, Jennings, LaBranche et Alfred « Sparse Grey Hackle » Miller, et a passé beaucoup de temps à développer son expertise en pêche à la mouche et en montage de mouches sur les rivières Beaverkill, Neversink, Esopus et Brodhead avec ces hommes de renom. Son amour pour la chasse et la nature l'a amené à être l'un des premiers partisans de la pêche avec remise à l'eau : « L'avantage de la pêche, c'est qu'on peut toujours les remettre à l'eau. » Mais ce qui va le rendre célèbre et presque immortel fut la codification méthodique des effets rythmiques des phases du soleil et de la lune sur les poissons (et le gibier) en les divisant par longitude et latitude dans ses Tables Solunaires, élaborées en 1926 et publiées en 1934, qui remportèrent un succès immédiat (et quelques moqueries). Outre plusieurs ouvrages de chasse réputés, il est également connu pour ses ouvrages « Theory and Technique of Fresh Water Angling », « The Complete Book of Fly Casting » et « Modern Fly Casting ».Tous ces livres sont reconnus pour être des références pour l'époque. Qulle est la base de la théorie? Il y a en principe deux périodes favorables le matin et deux le soir correspondants au levers et couchers du soleil et de la lune. Plus le soleil et la Lune seront proches de la Terre, plus forte sera leur influence. Ainsi, chaque mois, le jour d’une nouvelle Lune ou d’une pleine Lune fournira l’influence la plus forte. Une activité accrue des poissons est observée lorsque la Terre, la Lune et le Soleil sont alignés. J.A Knight avait dressé une liste de 33 éléments qui selon lui pourraient influencer le comportement des poissons. Après une étude méthodique, il arriva à la conclusion que l’activité des poissons est principalement liée à l’influence de deux acteurs : le soleil et la lune. Ainsi pour John Alden Knight , l’activité des poissons d’eau douce comme ceux de mer suit la conjugaison des forces exercées par la lune et le soleil sur notre planète (et donc de sa résultante pour les pêcheurs en mer : les marées). Afin de vérifier sa théorie, il a échantillonné près de 200 prises et pratiquement 90% des poissons avaient été capturés aux moments calculés dans les tables solunaires (soleil-lune). Une expérience réalisée par le docteur Frank A. Brown, biologiste à l’université de Northwestern (Chicago), a montré que les plantes étaient influencées par la Lune et non par les forces des marées, corroborant ainsi l’hypothèse de Knight. Les premières tables furent publiées en 1934. Cinq ans plus tard, elles sont adoptées outre-Atlantique et paraissent en France. C’est Tony Burnand rédacteur en chef de la Revue Verte, qui deviendra ensuite « Au bord de l’Eau »,qui fera la promotion des ces tables. Depuis, ces tables sont éditées chaque année. Elles ont surtout été adoptées par bon nombre de passionnés de la pêche aux États Unis et à travers le monde. Les tables solunaires de J.A Knight permettent de déterminer : 1/les périodes d’activité majeures durant lesquelles les poissons sont les plus actifs. Elles correspondent à deux ou trois heures de la journée ou de la nuit, au moment où l’astre lunaire est, soit au zénith, soit à l’opposé. !Pour les pêcheurs, il s’agit évidemment des moments les plus propices pour effectuer de belles prises ; 2/les périodes « mineures » qui se situent au moment du lever ou du coucher de la lune ou du soleil. Elles sont de fait bien moins importantes en terme de durée que les périodes majeures. Toutefois, durant celles-ci, l’activité de la vie aquatique est plus soutenue qu’à l’accoutumée, et ce, aussi bien en eau douce qu’en mer. Ces tables ne correspondent à aucune loi physique ou mathématique, seulement à l’analyse d’un grand nombre d’échantillons qui montre que les périodes les plus favorables à la prise de poissons sont les jours précédents la pleine lune et la nouvelle lune. En revanche, les jours suivants la pleine lune quand à eux sont les moins propices. Il semblerait qu’après la nouvelle lune, en lune croissante, la période est favorable à la prise de poissons, que ce soit en rivière ou en mer. Il apparaîtrait que les poissons soient plus voraces et qu’ils se jettent plus facilement sur les appâts. Il est également coutume de dire au sein de la communauté des pêcheurs que les jours précédant la pleine lune sont propices à la pêche aux carnassiers d’eau douce. Pourquoi? À la pleine lune, les poissons de rivière s’aventurent peu, restant cachés, à l’exception des espèces carnassières qui partent plus facilement en chasse. Ceci expliquant cela, on peut se poser la question de l’influence de la luminosité dans ces comportements. Brochets, sandres et silures sont en général de sortie. Pour d’autres pêcheurs, la meilleure période pour la pêche se situe entre le dernier quartier et le premier quartier de la nouvelle lune, au moment où la luminosité lunaire est la moins intense. Là encore on retrouve ce phénomène de luminosité qui doit jouer sur le comportement des poissons, plus que l’attraction lunaire en elle-même. Comme vous le voyez les avis sont partagés… Donc que faut il faire ? Rien ou au contraire ne choisir ces jours et heures de pêche uniquement en fonction d’un calendrier ? Je reprends ce que j’écrivais plus haut, et je persiste et signe, il faut aller pêcher dès que vous le pouvez, et si la tempête Nuria tente de vous dissuader de sortir, ne l’écoutez pas, couvrez vous bien et tentez votre chance dans les affluents encore clairs ! Si vous revenez bredouilles évidemment vous pourrez toujours dire que le temps était pourri, mais si par un des miracles dont la pratique de la pêche nous gratifie quelquefois, vous prenez ne serait ce qu’une truitelle, ce poisson aura la valeur d’un trophée ! Surtout si vous l'avez prise avec un MickeyFinn !!!!