Une petite histoire des lignes en soie naturelle

Les Soies Naturelles

 La ligne utilisée pour la pêche à la mouche traditionnelle s’appelle soie. Avant l’arrivée des matériaux synthétiques, les seules soies utilisables étaient des soies naturelles. Puis sont arrivées les sois dites auto-flottantes,ou synthétiques, faites avec une tresse intérieures en nylon, recouverte d’un apprêt en plastique dans lequel sont incorporées des millions de microscopiques bulles d’air.

Dans son livre référence « Confidences d’un pêcheur à la mouche » Raymond Rocher écrivait en 1971 : « Les nouvelles lignes auto-flottantes d’origine américaines ne sont conseillées que dans des eaux acides ou très pollués, où les soies naturelles ont du mal à flotter.Elles présentent le grave inconvénient d’être d’un diamètre supérieur ,pour le même numéro, pour une densité bien moindre.De plus contrairement à ce qui est promis elles finissent assez vite par ne plus être flottantes et sont d’ailleurs vendues avec un produit « nettoyant » qui est en fait une graisse déguisée. »
Dans « L’art de la pêche à la mouche sèche » publié quelques années plus tard,le Dr Pequegnot écrit que«pour l’amateur raffiné, rien ne remplacera la soie naturelle pour les lignes de pêche , qui, à ses qualités propres, ajoute l’attrait d’une matière noble et constitue un élément traditionnel de l’esthétique de la pêche à la mouche.»
On ne peut pas parler de pêche à la mouche sans parler de l’esthétique. La première fois où j’ai vu un pêcheur au fouet, j’avais 11 ou 12 ans,je suis resté sans voix devant la beauté des gestes de ce pêcheur. Et les arabesques de la soie sont encore inscrites dans ma mémoire!
Mais je vais aujourd’hui plus vous parler de bien être que de beauté! Du plaisir de pêcher plus que de la beauté du geste.
Les soies dites « naturelles » présentent une supériorité flagrante en matière d’efficacité et de résultats, par rapport aux lignes en plastique, dans bien des situations rencontrées au bord de l’eau.
Elles sont utilisées dans la pêche à la mouche depuis un siècle sans que que les lignes modernes synthétiques aient réussi à les faire oublier d'autant qu'autrefois uniquement parallèles, elles sont désormais fabriquées dans les différents profils TT, DT, WF........ .et que leur classement AFTMA est également le même que pour les soies synthétiques.
Évidemment je ne parle pas des pêches à la mouche en mer.
Si vous venez pêcher en Aragon en automne vous ne pourrez pas pêcher de manière agréable si vous n’utilisez pas une soie naturelle, et en plus vous prendrez beaucoup plus de poissons !

Un peu d’histoire

La soie naturelle est issue vous le savez sans doute d’un cocon fabriqué par une chenille avant sa transformation en papillon le fameux Bombyx du Murier.

En Chine ce papillon et son cocon sont connus depuis la plus haute Antiquité. (Au moins trois mille ans!).

La fameuse Route de la Soie ne porte pas son nom pour rien!

 Ces fameux fils de soie dont les secrets de production et de tissage étaient bien gardés ont permis à l’Empire du Milieu d’être pratiquement jusqu’à la Renaissance le seul producteur de tissu de soie.

 Mais quand je parle de soie naturelle je vous parle du fil de soie qui sert à faire le tissu appelé «soie».

Par contre pour fabriquer autrefois les premières soies naturelles, pour la pêche il a fallut utiliser une machine appelée fileuse qui permettait d’obtenir un fil plus épais et plus solide que le fil issu du cocon. Ce fil magique servait à faire également des fils de suture pour la chirurgie. Aussi résistant que l’acier il craint beaucoup l’humidité et peut moisir assez facilement.


Après la Chine, l’Italie. et en particulier la Sardaigne et la Sicile, se spécialise avec l’Angleterre, dans la fabrication de l’organsin.  Vous ne savez pas ce qu’est l’organsin?

 Avant d’écrire cet article il me semblait avoir lu ce mot quelque part, mais ma mémoire (autrefois d’éléphant) n’étant plus performante je dus recourir à la magie d’internet. Et bien chers amis, l’organsin est en quelque sorte un cordonnet de soie grège qui est une des base de la réalisation d’étoffes de soies.

Gabriel Garcia Marquez en parle dans son fameux roman « Cent ans de Solitude ». Que je vous recommande surtout si vous ne connaissez pas le réalisme magique des Colombiens …..


Les Italiens pratiquaient le filage mécanique depuis le début du XVIIe siècle, et un certain John Lombe entre en jeu dans ce roman d’espionnage industriel. John qui était tisserand en Angleterre, fut envoyé par son frère pour observer les machines italiennes qui produisaient l'organsin, ce fameux fil de soie grège essentiel pour le tissage des soieries fines.

 L'histoire raconte qu'il se fit embaucher dans l'un des ateliers italiens où étaient utilisées les mystérieuses machines à soie. Il y revint de nuit et les dessina soigneusement à la lumière de la bougie. Il rapporta ensuite les dessins avec lui en Angleterre, en 1716. Et ensuite ce brave John fut victime d’une femme douteuse,mystérieuse italienne qui lui fit boire un bouillon de 11 heures.Et il en mourut....Probable vengeance du Roi de Sardaigne.

Mais son frère aîné fit construire la fileuse et l’Angleterre put produire de la soie….

Mais revenons à nos moutons en l'occurence notre soie naturelle pour pêche à la mouche.


Il est difficile d’imaginer de nos jours le matériel de pêche de l’époque.La pêche de loisir et donc la pêche à la mouche se développe et sous l’influence de F.M. Halford en Angleterre une petite partie des gentlemen décident de pêcher a la mouche sèche, mais bien sur c’est presque mission impossible avec un crin de cheval ou une soie de Florence tressés de lancer une mouche. Alors…

........En 1880, MM Eaton et Deller, fabricants d’articles de pêche et de cordages,produisent les premières lignes en soie naturelle tressée avec une huile de lin bouillie pure. Appliqué sous pression par une pompe à air, une méthode dérivée des expériences effectuées par MM Deller et Hawkesley, sur la base des suggestions faites par FM Halford.

 Les résultats sont suffisamment probants pour qu’en 1894, la firme Hardy présente le « Houghton DD ligne spéciale à la mouche sèche » de 35 mètres. En 1899, cette soie prit le nom de « Corona » elle est restée dans les catalogues jusqu'en 1969.

 Si vous trouvez une soie Corona d’occasion ne la laissez pas passer... En 1908, P.D. Malloch de Perth a commencé à produire la plus célèbre de toutes les soies de pêche, la "Kingfisher". C’est à partir de cette soie que seront définies les premières normes de fabrications.

Les soies coniques Double Taper (DT), les soies Weight Forward (WF), et les soies parallèles (L). Chaque profil étant numéroté en fonction du poids des 9,41 derniers mètres de la soie,de 1 à 12 et d’une autre lettre (S coulante,F flottante ,I intermédiaire) en fonction de la capacité à flotter ou á couler. 

C’est l’AFTMA (American Fishing Tackle Manufacturers Association) qui a uniformisé cette numérotation.

En France la firme Masson a produit les soies StopFish jusqu’en 1960,et pendant quelques années,petit à petit les soies synthétiques ont été les seules disponibles ou presque. Actuellement des artisans ont repris la production de soies naturelles et à ma connaissance cette production connaît un sucés croissant.

 Que nous dit la science?

La densité des lignes à mouches en soie naturelle imprégnée est bien plus élevée que celle des soies en plastique de type flottant. Il en résulte que pour deux lignes de poids équivalent équilibrant une même canne , celle en soie naturelle, de diamètre beaucoup plus fin, fendra mieux l’air, se déroulera mieux (formera une boucle plus serrée) et « percera » mieux dans le vent, que celle en plastique. En effet, la flottaison des lignes modernes en matière plastique est obtenue par l’inclusion dans l’épaisseur de l’enrobage plastique de centaines, voire de milliers de microbulles d’air. Pour une soie d’un numéro supérieur à 6, cela n’est guère gênant. En revanche, pour les petits numéros de ligne et notamment ceux de plus en plus utilisés pour la pêche des truites difficiles ou surtout des ombres (soies n°2, 3, ou 4) le fabricant pour assurer la flottaison de la pointe, doit lui conserver un diamètre élevé permettant d’inclure suffisamment de bulles d’air. 


Mais c’est surtout dans des conditions difficiles que les soies naturelles sont à leur avantage. En effet si vous essayez de pêcher contre le vent avec une soie plastique, vous allez avoir de grandes difficultés. Ce sera (un peu) plus facile avec une soie naturelle. Mais en plus de permettre une facilité dans le lancer, c’est essentiellement au moment de l’arraché que vous verrez la différence. Je me rends compte que je n’écris que pour des initiés…. Quant vous relevez votre soie en fin de dérive, ce fameux « arraché » vous permets de donner une énergie cinétique à votre ligne et donc facilite le nouveau lancer. Mais le problème avec les soies synthétiques c’est que du fait même de leur densité et de leurs qualités physiques, elles adhèrent à la surface de l’eau bien plus qu’une soie naturelle et génèrent un mouvement,une onde qui va faire souvent fuir tous les poissons à la ronde. Faites l’expérience si vous en avez le loisir. Bien sûr,il est toujours possible, par des gestes techniques de diminuer cet inconvénient.C’est le fameux « arraché roulé », qui fait décoller la soie , mais qui n’est pas toujours facile à réaliser.

Par contre il semble bien que actuellement la quasi totalité des pêcheurs anglo-saxons, et mème européens ne connaissent pas ou en tout cas n’utilisent pas ce type de ligne.Et il semble aussi que les utilisateurs de soie naturelle soient plus des pêcheurs d’un certain âge voire d’un âge certain !


Il est évident qu’une soie naturelle est peut être un plus chère qu’une soie en plastique et qu’elle nécessite un peu plus


d’entretien. Ceci explique peut être cela.....




Voyons maintenant comment se fabrique une soie naturelle.

Il faut d’abord une « âme »en soie naturelle tressée à partir du fil de soie du cocon et ensuite cette tresse est enduite avec un mélange d’huile végétale et de produits plus ou moins secrets selon les fabricants. Si la soie est parallèle la tresse est uniforme, il n’y a aucune différence d’épaisseur . Par contre pour pouvoir réaliser une DT ou une WF, il faudra épaissir le fuseau selon le profil recherché. L'opération démarre à partir de la soie grège qui est blanche à l'origine, importée le plus souvent de Chine, dont le fil ou bout fait 20/22 deniers (1 denier= 1g/9000m) , et dont plusieurs sont assemblés pour former l’âme qui sera teintée chez un moulinier,puis on assemble sur des canettes le nombre de fils en fonction de la soie à obtenir dans le respect de la norme (AFTMA).

Vient le tressage sur une tresseuse 16 fuseaux en variant le nombre de fils selon le profil à obtenir, plus pour le ventre,moins pour la pointe, inchangé pour une parallèle!

Après un dégraissage, puis une enduction pour imprégner la soie" à cœur" et faire barrage à l'entrée de l'eau vient une opération très importante le séchage à température régulée et hors poussière et le ponçage manuel et vernissage avant pesage suivant la norme AFTMA, Ce n’est qu’ensuite que l’on va graisser la soie et la conditionner pour l’envoyer aux marchands

L'intérêt du fil de soie réside dans son absence d'élasticité, sa résistance mécanique est égale à celle l'acier, mais c'est un fil à protéger car il n'aime pas l'eau…

On pourrait se demander pourquoi certains pêcheurs, dont je suis, préfèrent utiliser ce genre de lignes, plutôt que des soies synthétiques théoriquement plus performantes et nécessitant un minimum de soin. Je pense sincèrement que ce n’est pas du snobisme, ou non plus un attachement quasi rétrograde aux choses du passé.Je ne pèche pas en soie naturelle par nostalgie...Mais néanmoins le côté artisanal et manuel de la fabrication, mais aussi de son utilisation donne à ces soies un petit côté suranné qui n’est pas pour me déplaire. Pour nous déplaire, puisque le marketing on line permet de payer en trois fois sans frais, nous pouvons être modernes dans notre manière de consommer et archaïques dans le choix de notre ligne.


Soies du marché actuel

Soies Thébault Soies Chambord Soies Antonio Perez

Actuellement non disponibles.Je regrette un peu les soies Thébault qui m’ont donné toujours satisfaction.


Soies Terenzio (Italie)

Le fabricant italien Zandri Terenzio est devenu une référence quasi incontournable pour les pêcheurs à la mouche.Installé près de Rome dans le Sud de l’Italie, cet artisan fabrique depuis près de 30 ans des soies naturelles et synthétiques d’un très haut niveau technique. Il a acquis au fil des années une réputation de maître artisan dans la fabrication de soies aux caractéristiques et aux profils uniques en Europe. 

Il a même réussi à créer une «soie» synthétique pour pêche à la nymphe au fil uniquement réservée aux pêcheurs à la nymphe qui aiment quand même pêcher avec une soie naturelle…..

 En effet à ma connaissance c’est le seul fabricant à proposer une soie naturelle d’un diamètre et d’un poids qui permette de la classer dans le cadre des soies nº0…. Il s’agit de la soie Terenzio NAF 7/0

Ce qui me connaissent savent que je ne comprends pas que l’on puisse pêcher à la nymphe au fil avec une canne à mouche…..

Par contre le même fabricant propose une « vraie » soie naturelle qui se décline en plusieurs tailles allant de la DT 1 à la DT 7 ou de la WF2 à la WT7

Cette soie est idéale pour les pêches fines (sèche ou nymphe à vue), à moyenne, longue et très longue distance.

Sa stabilité en l'air est remarquable, elle facilite les pêches de précision à toute distance.

Son profil spécifique CT assure naturellement des présentations légères et extrêmement délicates.


Soies Naturelles Ver à Soie (Pêche à Soie)


Ces soies naturelles françaises sont réalisées selon un procédé de tissage traditionnel. L’injection et la polymérisation de l’huile et du vernis permet d’obtenir des lignes régulières à la flottaison parfaite. Le pré rodage mécanique effectué sur chacune de ces soies autorise une utilisation intensive dès les premières parties de pêche. La finesse et la flottaison haute de la soie naturelle minimise les dragages. Leur densité les rend faciles à lancer y compris dans des conditions difficiles. Il y a plusieurs profils de soies et chacun se décline en plusieurs numéros.

Le profil DT est le plus classique, et à l’avantage d’avoir une boucle à chaque extrémité,

Le profil de soie DTR comporte une pointe extra fine qui permet de faire des posés extrêmement discrets.

La DT CL (cône long) est ma préférée, elle pénètre l'air avec une grande facilité et comme les autres répond à la norme AFTMA, et permet des arrachés et des roulés magnifiques.

Depuis 1820, la société AU VER A SOIE ® produit de la Soie pour tous les usages. Fournisseur de la haute couture parisienne pour les caprices des dames, elle en conçut jusqu’au milieu du XXème siècle, pour les caprices aquatiques des plus fins pêcheurs.

L’avènement des polyesters et autres nylons sonna le glas du département pêche de la société. Mais l’histoire est un éternel recommencement et la PME française, qui a connu à ses commandes 5 générations de la même famille, fait aujourd’hui son grand retour dans le monde de la pêche.

AU VER A SOIE ® s’associe avec Michel RIGAULT, ancien conseiller technique de PEZON et MICHEL, pour relancer ses fils de pêche à la mouche 100 % naturels.

Produits écologiques, les soies de pêche AU VER A SOIE ® répondent parfaitement aux exigences des pêcheurs à la mouche tout en étant parfaitement développement durable.


Soies Phoenix:

Les soies naturelles PHOENIX sont réputées depuis de nombreuses années pour leur diamètre plus fin pour un même numéro en comparaison des soies synthétiques et leur plus grande souplesse. Ces avantages permettent une plus grande précision de poser de la mouche.

Les soies Phoenix à l’origine anglaises sont maintenant fabriquées en France.

Fabriquées à l'origine en Angleterre, dans le West Midlands par Noel Buxton. qui a revendu son entreprise à Mike Brookes venu s'installer en France 

Plusieurs profils sont proposés : Parallèle, DT double et simple fuseau, WF, TT, saumon. Les soies sont toutes livrées avec une boîte de graisse spéciale. Elles peuvent être utilisées sur tous types de moulinet manuel ou semi-automatique. 



Les soies de Lozère Michel SANDON

Une soie importée de Tunisie

Tisser la soie consiste à réaliser de façon artisanale le fil utilisé pour la pêche à la mouche. Auparavant, la soie, c’était du fil de soie de Chine tressé et enduit d’huile de lin ou de poix, aujourd’hui la soie de vers à soie est importée de Tunisie.

La soie, après cuisson, prend une couleur verte, elle est ensuite imprégnée selon une méthode propre à Michel Sandon, découpée ensuite en morceau de 17 à 25 mètres, tissée ensuite à l’aide d’un métier à tisser afin d’obtenir un fil de 25 brins à 10 brins. Ce fil de soie peut être projeté jusqu’à 30 mètres. Il va flotter sur l’eau selon la technique de la pêche au fouet. À son bout, une queue-de-rat en nylon fini l’ensemble de la ligne sur laquelle est positionnée une mouche ou nymphe.


Le prix d’une soie naturelle peut paraître élevé , mais en fait les soies synthétiques de bonne qualité sont quasiment au même prix. A titre de comparaison une Soie flottante Orvis Pro Trout Textured WF 3 est vendue 169,00 € et une Soie Pêche à soie DT3 Cône Long est à 172,00 €. 



Conseils de graissage et d’entretien 

Je ne résiste pas au plaisir de vous donner ce type de conseils . Ceux qui me connaissent savent bien que je ne fais jamais ça…..hélas….

Pour que votre soie naturelle vous donne entière satisfaction, je vous conseille :

1°) De la graisser avant son utilisation. Pour cela :

Mettez un peu de graisse sur votre pouce et l’index ou sur un tissu microfibres et frottez votre soie entre ces deux doigts.

2°) N’utilisez que la graisse livrée avec votre soie ( J’utilise personnellement de la graisse à traire voire de la vaseline)

3°) Après votre partie de pêche, faites sécher votre soie soit en l’essuyant soit en la lovant sur

une table.Vous trouverez mille et une manières de faire sécher la soie.Il existe des enrouleurs de soie

3º bis) Pensez également à faire sécher le backing sauf si comme moi vous utilisez un backing creux et non du Dacron.

4°) Ne laissez jamais traîner votre soie sur une surface dure comme du béton par exemple. Evitez de marcher sur votre soie.

À ce propos j’ai toujours beaucoup de mal à comprendre pourquoi en rivières à truites normales les pêcheurs utilisent des moulinets manuels et non pas des semi automatiques dont le principal avantage et d’éviter que la soie ne traîne par terre.

5°) Ne pas nettoyer votre soie avec un détergent.

Si vous respecter ces quelques conseils, la durée de vie de votre soie se trouvera rallongée de plusieurs années.


Maintenant, pour la nettoyer en fin de saison si cela vous parait nécessaire et l'hiverner ensuite.....ce n'est pas compliqué!!:


1/ Dans un bocal préparer 250cc d'eau chaude (45°) avec 20cc d'alcool à brûler et quelques gouttes de liquide vaisselle, pas plus...y plonger la soie un instant et bien secouer le bocal pendant 2 mn...., recommencer au besoin puis

2/ étendre la soie pour la bien faire sécher à l'air libre si possible, tendue entre deux arbres pour ceux qui ont de la place….

3/Une fois sèche, il faut la plonger dans un bain d'essence de térébinthe quelques minutes, .............le temps de faire fondre de la graisse d'oie ou de canard dans laquelle on rajoute deux cuillères à soupe d'huile de lin….

4/On immerge alors la soie bien essuyée dans le mélange chaud mais pas brûlant jusqu'à ce que la graisse fondue se fige en refroidissant

5/On la sort pour l'essuyer avec un papier absorbant pour enlever l'excédent de graisse et dans petit sac en tissu (sans la contraindre sur un enrouleur plus ou moins sophistiqué)..et on lui fait passer l'hiver à l'abri de la poussière et de la lumière...pour la retrouver comme neuve à l'ouverture suivante..!

Pour ceux que la graisse d'oie rebute, il est bien facile après le bain d'essence de térébenthine, et une fois la soie sèche, de la graisser plus simplement avec la graisse prévue pour et fournie par le fabricant.....ou de la simple vaseline!!




Annexes



* »Tandis qu’il massait avec des blancs d’œufs les seins érectiles d’Amaranta Ursula, ou adoucissait à l’huile de palme ses cuisses élastiques et la peau de pêche de son ventre, elle jouait à la poupée avec l’impressionnant zizi d’Aureliano, lui dessinait des yeux de clown avec du rouge à lèvres et des moustaches de turc au fusain à sourcils, et lui mettait des petites cravates d’organsin et des petits chapeaux en papier d’argent. » 

(Gabriel Garcia Marquez, Cent ans de solitude, 1967 traduit par Claude et Carmen Durand, 1968, Seuil, chapitre 20, page 449)




Réservez pour l'ouverture
par Gilbert Marc 23 février 2026
Quand la pêche à la mouche est nulle, c'est là que votre cerveau se développe. Pourquoi les dures journées passées sur l'eau sont en réalité bénéfiques pour votre cerveau. Il y a un moment — que dis-je, plusieurs moments — que presque tous les pêcheurs à la mouche vivent chaque jour au bord de l'eau. Le lancer complètement raté qui fait fuir la truite, le fil qui casse au moment du ferrage, votre ligne qui s'emmêle comme une perruque géante dans votre moulinet, et surtout quand l'éclosion enfin a lieu et que vous êtes incapable de trouver la mouche adaptée. Le simple fait de devoir marcher sur les berges escarpées et dans une rivière pleine de rochers glissants est aussi une source de frustrations et de stress. Entre la quatrième présentation ratée, le cinquième changement de mouche, un autre ferrage raté, et peut-être un ou deux faux pas inattendus en pataugeant, on se demande : pourquoi est-ce si difficile ? Et ensuite : est ce que vraiment je m’amuse ? L'instinct nous pousse à interpréter la difficulté comme un problème, voire une inadéquation. Nous vivons dans une culture qui vise à minimiser les frictions. Si quelque chose nous paraît inefficace, nous cherchons à l'optimiser ou à le corriger. Et si la situation devient trop frustrante, nous sommes parfois tentés de baisser les bras, d'abandonner et de passer à autre chose. La facilité est devenue synonyme d'intelligence. C’est le principe même de l’I.A. qui vous permet sans effort mental d’obtenir ce qui normalement vous demanderais quelques minutes de réflexions. Or, le cerveau ne se développe pas grâce à la facilité ; il se développe grâce à l'effort. Les recherches sur l'apprentissage moteur confirment ce concept. Dans une revue exhaustive publiée dans Neuron , Krakauer et ses collègues (2017) décrivent comment l'acquisition de compétences motrices complexes, remodèle la communication entre différentes régions du cerveau, notamment le cortex moteur, le cervelet et les ganglions de la base du cerveau. L'apprentissage est bien plus qu'une simple répétition. Il se compose de processus tels que la prédiction, la détection des erreurs et une mise à jour cognitive constante. Chaque lancer mal synchronisé, chaque correction de la trajectoire de la dérive de la mouche et chaque ajustement en fonction du vent ou du courant contribuent à l'amélioration continue. Votre système nerveux construit et recalibre sans cesse des modèles internes. Ce qui peut être perçu comme un échec n'est en réalité que le processus par lequel votre cerveau recueille des données essentielles et crée de nouvelles connexions neuronales. C'est un processus bénéfique. La psychologie de l'éducation confirme également cette idée. Les recherches sur les « difficultés souhaitables » montrent que les conditions d'apprentissage qui demandent un effort favorisent une mémorisation à long terme bien plus efficace et un encodage plus profond (Soderstrom & Bjork, 2015, Psychological Science in the Public Interest ). Lorsque l'activité pratiquée présente un léger défi – lorsqu'elle exige de la concentration et de l'adaptation plutôt qu'un fonctionnement automatique – le cerveau consolide les informations beaucoup plus efficacement. La facilité peut sembler confortable, voire réconfortante – et il y a certainement un temps et un lieu pour la facilité –, mais elle n'entraîne pas les mêmes changements neurobiologiques.
par Gilbert Marc 23 janvier 2026
Petit rappel entomologique Le cycle de vie d'une éphémère (ordre des Ephemeroptera) comprend quatre stades distincts, marqués par une caractéristique unique parmi les insectes ailés : l'existence de deux formes adultes successives. 1. L'Œuf Le cycle débute lorsque la femelle pond ses œufs à la surface de l'eau douce ou en s'immergeant. Les œufs coulent et se fixent sur des pierres ou de la végétation aquatique. L'éclosion survient après une période allant de quelques jours à plusieurs semaines selon les espèces et la température de l'eau. 2. La Larve (Nymphe) C'est la phase la plus longue, durant généralement de quelques mois à 3 ans. Habitat : La larve vit exclusivement sous l'eau (dans la vase ou sous les galets). Croissance : Elle subit de nombreuses mues (jusqu'à 20 ou plus) pour grandir. Elle se nourrit activement de matières organiques et d'algues. 3. Le Subimago (Dun) L'éclosion proprement dite se produit lorsque la larve mature remonte à la surface de l'eau. Émergence : Elle s'extrait de son enveloppe larvaire en quelques secondes pour devenir un subimago. Mais quelquefois la larve a beaucoup de mal à s’extraire de son exuvie et reste engluée dans la pellicule Caractéristiques : À ce stade, l'insecte est ailé mais n'est pas encore sexuellement mature. Ses ailes sont souvent opaques et ternes. Il doit se reposer sur la végétation pour sécher ses ailes avant de s'envoler. 4. L'Imago (Spinner) L'éphémère est le seul insecte à muer à nouveau après avoir acquis des ailes fonctionnelles. Mue finale : Après quelques heures ou une journée, le subimago mue une dernière fois pour devenir un imago. Vie adulte : L'imago est brillant, possède des ailes transparentes et est prêt pour la reproduction. Reproduction et mort : À ce stade, l'insecte ne possède plus de système digestif et ne peut plus se nourrir. Sa vie adulte ne dure que quelques heures à quelques jours, consacrés uniquement à l'accouplement et à la ponte avant de mourir. 5. Après la ponte les éphémères meurent et dérivent à la surface,les ailes à plat sur l’eau et sont encore plus des proies faciles pour les truites. (Spent) Quand nous voyons des gobages nous pensons immédiatement mouche sèche. Mais avant le stade imago il y a le stade subimago et juste avant le stade émergent et c’est ce stade de l’éclosion d’éphémères que les truites préfèrent : lorsque l’éphémère émergente se retrouve piégée en tentant d’échapper à l’exuvie de la nymphe. On comprend alors pourquoi les mouches sèches avec des exuvies traînantes sont si efficaces.
par Gilbert Marc 20 janvier 2026
Une neuropsychologue guide de pêche à la mouche Lindsay Kocka qui vit dans le Montana a publié recemment un post que je vous recommande de lire et diffuser... Pourquoi les pêcheurs à la mouche écrivent : La pêche à la mouche, le cerveau et la clarté de la pensée Lindsay Kocka 19 janvier 2026 Les pêcheurs à la mouche ont depuis longtemps la réputation d'être des écrivains. Et depuis que la pêche à la mouche est documentée, une abondante littérature a été consacrée à cette pratique. Tous les pêcheurs ne publient pas de livres ou d'essais, mais beaucoup tiennent des carnets où ils consignent leurs observations sur les conditions de pêche, mais aussi des notes et des réflexions personnelles. Ce phénomène ne semble pas fortuit. D'un point de vue neuroscientifique, la pêche à la mouche active de manière fiable des systèmes neuronaux et des conditions physiologiques spécifiques. Ces mêmes systèmes sont ceux qui favorisent la clarté d'esprit, la réflexion profonde et l'expression créative. La pêche à la mouche peut être perçue comme une activité cognitive globale et intégrée. Marcher, patauger, lancer, observer, s'adapter et passer du temps en plein air contribuent tous à façonner la manière dont le cerveau répartit son attention, gère son stress et intègre les informations sensorielles. Lorsque ces systèmes collaborent harmonieusement, la créativité s'épanouit. En tant que pêcheur et écrivain, je suis depuis longtemps fasciné par la clarté mentale et la constance des idées qui émergent lors des journées passées au bord de l'eau. La science offre un éclairage unique pour mieux comprendre ce que de nombreux pêcheurs savent déjà par l'expérience. L'exposition à la nature et la réinitialisation cognitive Il est bien établi que le fait d'être en plein air produit des effets positifs mesurables sur l'attention, la santé mentale et les performances cognitives. La recherche démontre des améliorations significatives des fonctions exécutives, de la mémoire et de la régulation émotionnelle liées au temps passé dans des environnements naturels, comparativement à des environnements intérieurs artificiels. Ces effets ne se limitent pas à une simple sensation subjective de calme, mais reflètent plutôt la façon dont le cerveau gère l'attention et le stress en fonction de l'environnement. Une théorie bien étudiée et étayée, la théorie de la restauration de l'attention, propose que les environnements naturels réduisent la sollicitation des systèmes d'attention dirigée. Plutôt que de contraindre à la concentration, les milieux naturels tendent à la maintenir plus facilement grâce à la variation sensorielle qu'ils offrent : mouvement de l'eau, variations de la lumière et diversité environnementale. Ces conditions permettent aux ressources préfrontales de se régénérer, ce qui améliore la concentration et la clarté mentale lorsqu'une attention soutenue est à nouveau requise. En tant que pêcheurs, nous sommes nombreux à constater que les journées passées au bord de l'eau ne sont pas synonymes d'inactivité intellectuelle, mais d'équilibre cognitif. La concentration est nécessaire, mais elle alterne naturellement entre des périodes de moindre et de plus forte sollicitation. Cette variation favorise une réflexion plus claire. La marche, le mouvement controlatéral et la cognition créative L'acte physique de marcher joue un rôle central dans cette équation. Des recherches menées à Stanford ont démontré que la marche augmente significativement la génération d'idées créatives par rapport à la position assise, même à l'intérieur. Cet effet est amplifié en extérieur. Du point de vue du système nerveux, la marche est un mouvement controlatéral, ou transversal. Lorsque nos bras et nos jambes se meuvent en opposition, les deux hémisphères cérébraux sont sollicités. Cette activation bilatérale, qui favorise la résolution de problèmes complexes depuis la petite enfance jusqu'à l'âge adulte, est associée à une meilleure flexibilité cognitive et à une pensée divergente, plutôt qu'à une fixation étroite sur une tâche. En d'autres termes, la marche elle-même libère des ressources cognitives pour une pensée plus globale. La pêche à la mouche complexifie encore ce schéma de base. Les pêcheurs se déplacent sur des terrains accidentés, ajustent leur foulée, gèrent le courant et maintiennent leur équilibre tout en manipulant leur matériel et leur ligne. Ces exigences sollicitent constamment les systèmes vestibulaire et proprioceptif, qui jouent un rôle direct dans la régulation de l'attention, le raisonnement spatial et la capacité de prédiction. Plutôt que de focaliser le cerveau sur une seule tâche, ce type de mouvement requiert une adaptation continue aux conditions changeantes. Cette charge adaptative favorise la flexibilité cognitive et la reconnaissance des formes, deux éléments essentiels à la pensée créative. Il en résulte un système nerveux à la fois engagé et organisé, un état qui facilite la génération et l'association d'idées plutôt que de se focaliser uniquement sur un résultat. Casting, retour sensoriel et contrôle de l'attention Le lancer à la mouche est une activité motrice précise qui offre un retour sensoriel immédiat et constant. La synchronisation, la transmission de la force, le suivi visuel et le retour tactile doivent être parfaitement coordonnés pour que le lancer soit réussi. Cette combinaison permet une meilleure coordination entre le cerveau et le corps, tout en améliorant la concentration. Il est important de noter que la pêche à la mouche limite également la surcharge cognitive. La tâche est suffisamment complexe pour exiger de la concentration, mais généralement pas au point de devenir stressante (ceci pouvant toutefois être sujet à débat dans certaines situations particulières). Cet équilibre tend à apaiser le réseau du mode par défaut du cerveau, le système lié à la rumination et à la suranalyse. Lorsque ce réseau est apaisé, on observe souvent une pensée plus claire et une meilleure capacité à formuler ses idées par la suite. C'est l'une des raisons pour lesquelles de nombreux pêcheurs se disent mentalement organisés après une sortie de pêche, même s'ils sont physiquement fatigués. Le système nerveux a été sollicité d'une manière qui favorise la régulation plutôt que l'épuisement. Espaces bleus et verts, physiologie du stress et neurochimie Le temps passé près de l'eau et de la végétation soutient le système nerveux et influence directement les performances cognitives. Les environnements extérieurs contribuent à réguler l'attention et l'éveil, favorisant une concentration soutenue et réduisant le flux incessant de pensées. L'équilibre des signaux de dopamine et de sérotonine dans ces contextes stimule la motivation, la patience et la stabilité de l'humeur. Ces conditions facilitent la réflexion, l'articulation des idées et la créativité. La pêche à la mouche plonge régulièrement les pêcheurs dans des environnements qui favorisent naturellement cet état, leur offrant à la fois la richesse sensorielle et la régulation du système nerveux nécessaires à l'émergence de la pensée créative. Écrivains, marcheurs et penseurs Tout au long de l'histoire des grands penseurs et écrivains, le lien indiscutable entre mouvement, nature et pensée est largement documenté. Nietzsche écrivait que les grandes idées naissent en marchant, Thoreau avait pour habitude d'organiser ses journées autour de longues promenades avant de se mettre à écrire, et Virginia Woolf, elle aussi, s'appuyait sur le mouvement quotidien en plein air pour structurer sa pensée. Ces figures ne dissociaient pas l'activité physique du travail intellectuel, mais considéraient plutôt le mouvement, notamment en extérieur, comme une condition essentielle. Nombreux sont les pêcheurs à la mouche qui semblent évoluer dans des conditions similaires, qu'ils en aient conscience ou non. Marcher, observer, s'adapter et rester pleinement présent sont des éléments intrinsèques à leur pratique. L'écriture devient alors un prolongement naturel d'un cerveau qui a déjà effectué un travail d'organisation. La pêche à la mouche comme acte créatif Pour de nombreux pêcheurs, écrire pendant ou après la pêche s'apparente moins à un changement d'activité qu'à la poursuite d'un processus déjà bien amorcé. Les mêmes systèmes qui s'activent lorsque nous scrutons l'eau, explorons les zones de pêche et observons l'évolution des conditions favorisent également une réflexion plus approfondie et une expression plus claire. Quant à ma propre expérience, bien que j'apprécie pleinement partager l'eau avec des amis, dès mes débuts à la pêche à la mouche, j'ai constaté que ma plus grande satisfaction provenait des journées passées seul au bord de l'eau. Ces journées me permettaient de laisser libre cours à mon imagination, et peu à peu, j'ai perçu mes promenades et mes explorations de l'eau comme un acte créatif en soi. La pêche à la mouche est devenue une pratique corporelle qui favorisait la clarté mentale et un besoin croissant de m'installer sur la berge, de sortir un carnet et de noter tout ce qui remontait à la surface. L'approche Wade Well considère la pêche à la mouche comme une pratique physique et mentale qui intègre le mouvement conscient, l'environnement et l'attention d'une manière que peu d'autres activités peuvent égaler. La pêche offre un cadre quasi idéal où le cerveau humain est connu pour produire certaines de ses réflexions les plus pertinentes, et c'est souvent là que naissent nos meilleurs écrits.
Trite méditerranénne typique de l'Aragon
par Gilbert Marc 6 janvier 2026
Exolications pour savoir comment pêcher la truite en Aragon.Les différents parcours sont présentés ainsi que chaque législation propre à chaque cours d'eau
par Gilbert Marc 5 janvier 2026
Petite réflexion sur les fils pour les bas de ligne Il est hors de question ici de se livrer à une étude exhaustive des fils disponibles pour pêcher à la mouche sèche ou la mouche noyée, et un peu de la pêche à la nymphe . J’ai déjà publié sur ce blog un post sur les bas de lignes. Là je vais vous parler du choix des marques de nylons et de fluorocarbones qui sont les plus utilisés et pour lesquels je peux vous donner mon opinion. Les différences entre nylon et fluorocarbone. Un peu d’histoire Avant la seconde guerre mondiale, les matériaux utilisés pour la fabrication des bas de lignes étaient tous issus de produits naturels (crin de cheval, racines anglaises en soie naturelle). Puis en en 1935 un chimiste américain Wallace Hume Carothers, chimiste chez DuPont, met au point le polyamide 6,6 ,en 1938 ce nylon est présenté au public. Le nylon est le premier polymère synthétique entièrement artificiel, non dérivé de matières naturelles. Ce nouveau fil est utilisé au début pour la fabrication des bas féminins, des cordages, des parachutes et autres équipements militaires pendant la Seconde Guerre Mondiale. Ses propriétés mécaniques sont très prometteuses pour la pêche, solidité, résistance à l’eau,et élasticité. Aprés la guerre DuPont cherche des débouchés civils pour son invention et naturellement s’impose l’idée de proposer aux pêcheurs du monde entier un fil bien plus résistant que les fils anciens, plus élastique,d’un diamètre régulier,facile à fabriquer et imputrescible. En 1948/1950 est commercialisé le fil Nylon DuPont qui permet de compléter la révolution de la pêche de la truite avec la commercialisation des moulinets à tambour fixes et les cannes en fibre de verre,et des cuillères tournantes type Mepps. Le fil de pêche Trilene a été lancé en 1959 par la société Berkley. Berkley Bedell, fondateur de Berkley Fishing, souhaitait créer un fil de qualité supérieure offrant une meilleure résistance, une sensibilité accrue et une distance de lancer optimale. Le résultat fut le Trilene, un fil monofilament en nylon qui a rapidement conquis les pêcheurs amateurs et professionnels grâce à ses performances. Il était initialement proposé en deux versions : Trilene Standard et Trilene XT (Extra Tough). La pêche à la mouche moderne n’existerait pas sans l’invention du nylon. Pendant les années 1960 les chimistes travaillent pour améliorer la tenue aux nœuds, et la réduction de la « mémoire », et surtout rendent le nylon transparent Les marques de l’époque sont DuPont, Berkley (Trilene),Maxima (Allemagne),Toray (Japon),Stroft (Allemagne) Le nylon devient la référence universelle, y compris en pêche à la mouche pour les bas de ligne, avec la commercialisation des bas de lignes coniques. Chaque décennie voit sortir de nouveaux fils de nylon, avec pour conséquence la multiplication des marques, chacune revendiquant une spécificité particulière. L’industrie chimique japonaise se met sur les rangs et commence bien avant la Chine, à nous envoyer des fils de nylon. En 1980/1990 se développe une nouvelle famille de fils les fluorocarbones. Ces fils ont plusieurs avantages et e particulier leur grande résistance à l’abrasion et leur indice de réfraction qui les rend pratiquement invisibles. Puis dans les années 2000 apparaissent les copolymères qui en sont en fait des nylons améliorés en particulier au niveau de la transparence et la résistance aux nœuds.Nous utilisons actuellement quasi uniquement des nylons coplymères. Et nous pouvons dire que les progrès actuels de la chimie moderne,nous permettent d’envisager pour un temps futur la mise à notre disposition de fils de plus en plus résistants pour un même diamètre et nous l’espérons avec le moins de mémoire possible. Comparaison entre nylons et fluorocarbone L'intelligence artificielle qui ne sait évidemment pas pêcher à la mouche nous dit ceci Technique Recommandation Sèche ❌ Nylon préférable Nymphe ✅ Fluorocarbone Nymphe au fil ✅ Fluorocarbone Nymphe lourde ✅ Fluorocarbone Noyée ⚠️ Mix possible Streamer ⚠️ Fluoro si obstacles En fait cette théorie de l’utilisation du nylon pour la sèche et du fluorocarbone pour toutes les autres techniques me paraît un peu « bizarre ». En effet et c’est mon avis personnel, la pointe du bas de ligne est la partie la plus importante aussi bien pour les poissons qui peuvent refuser une mouche uniquement à la vue de cette pointe de bas de ligne, surtout sur les lisses, que pour la facilité avec laquelle nous pouvons nouer la mouche. Combien de fois n’ai je pas désespérément essayé de prendre une truite avec une petite fourmi sur hameçon de 20 avec une pointe en 10 centièmes, et essuyé des refus à répétition, malgré des changements de mouches! Avant de me rendre compte que c’était la vision du bas de ligne qui provoquait les refus ! Et dans ces cas là le fluorocarbone est bien supérieur au nylon car il est beaucoup moins visible, car il coule un peu et donc disparaît complètement à la vue du poisson. Et pour les anciens maladroits un peu de rigidité dans le fil ne fait pas de mal, pour bien faire les nœuds s’entend !! Pourquoi choisir le fluorocarbone ? Ou le nylon ? Le fluorocarbone n’est pas un simple « nylon transparent » : Il présente plusieurs avantages, et quelques inconvénients. Son indice de réfraction est très proche de de celui de l’eau, et donc il est beaucoup moins visible que le nylon.Il est plus dense que le nylon et donc flotte moins et nous avons vu que c’est un avantage.Il a une meilleure résistance à l’abrasion,Il n’absorbe pas l’eau donc il va moins se déformer. Ensuite nous devons croire sur parole, les fabricants qui nous affirment que le nylon présente une meilleure résistance aux nœuds.Par contre ce qui est sur c’est qu’il est souvent plus souple . Et souvent bien moins cher, encore que… Puis ensuite vient l’épineux problème de la résistance ou plutôt du rapport entre le diamètre et la résistance.Choisir le bon diamètre par rapport à la mouche utilisée, semble une évidence, mais à diamètre égal nous devons chercher la meilleure résistance,et là commence les problèmes, car en fait 99 fois sur 100 en pêchant la truite nous n’avons pas besoin d’un fil qui résiste à 3,4 kilos pour un 14 centièmes ! Et soyons vraiment surs que la plupart des casses sont dues le plus souvent à une erreur de notre part qu’à la résistance du fil. Il est très difficile de choisir parmi les innombrables marques du marché.Et si j’interroge mes amis pêcheurs à la mouche, je me retrouve encore plus dans le doute...Chacun a sa propre marque et c’est normal.Autrefois ,je vous parle de 40 ans en arrière, nous avions trois ou quatre marques, mais maintenant...C’est beaucoup plus difficile.Je n’ai évidemment aucune confiance dans les « champions » ou autres influenceurs qui sont tous sponsorisés et qui donc sont bien obligés de promouvoir ceux qui les font vivre. Ce qui me paraît le plus important en tout cas ce que j’attends d’un fil c’est qu’il ne crée pas de problèmes supplémentaires au moment du changement de mouche et qu’il ne vrille pas trop ni qu’il ne se déforme pas quand je serre le nœud de la mouche. Si je vais pêcher avec un sedge sur hameçon de 10 pour un coup du soir, il est peu probable que j’utilise du 10 centièmes,même si je suis sûr que les truites feront moins de 30 cm.Pourquoi, parce que l’expérience m’a prouvé que les grosses mouches vrillent les fils fins. Nylon ou fluorocarbone même résultat. Et si le fabricant du fil m’assure que le fluoro est plus rigide que le nylon habituel et que donc le vrillage sera moindre je peux me permettre d’utiliser une pointe plus fine, d’autant plus que la résistance annoncée est supérieure ! Mais pour autant je dois soigner mes nœuds car le fluoro glisse plus que le nylon. Et alors pour être complet je dois vous parler des nœuds, car c’est encore plus fondamental que le choix du fil. Faut il choisir entre le nœud Clinch simple ou double ou le nœud Trilene, ou le nœud Pitzen? Personnellement je ne suis pas compétent pour mesurer la résistance de chaque nœud par rapport à chaque fil,mais ce que je peux dire c’est que le nœud le plus simple est toujours le meilleur, aussi je vous encourage vivement à choisir un nœud et vous entraîner en situation de pêche et hors pêche, avec des diamètres de plus en plus petits et des mouches en rapport, Personnellement je ne sais faire qu’un seul nœud le double clinch. Mais je suis une vieille main et j’ai des mains de mon âge !Alors quelle marque faut il choisir ? Il semble que avec toutes les réserves que j’ai émises ci dessus, plusieurs marques sortent du lot. Si l’on en croit les spécialistes du bas de lignes à nœuds il faut choisir le fil allemand Maxima de couleur brune pour la réalisation du corps de bas de ligne, certains le font cuire à 80º pendant trois minutes, pour lui donner plus de souplesse et surtout le rendre sans mémoire. Pour les paresseux j’avoue que j’utilise avec bonheur les bas de lignes coniques du commerce en Maxima ou Aliox. Certains bas de lignes du commerce sont très en vogue par exemple ceux de Nicolas Germain ou de la marque Guy Plas. Mais le bas de ligne n’est pas la pointe et nous devons choisir.Quelques marque là encore sortent du lot il s’agit de la marque Trout Hunter,qui semble être reconnue comme la marque qui produit les nylons de la plus grande régularité dans le diamètre et donc dans la résistance, et et le fluorocarbone de marque Néox Seaguar produite par la firme Yuki au Japon qui présente deux particularités être et de loin le plus résistant et le plus cher….. Le fluorocarbone Seaguar Neox de Yuki offre un rapport diamètre/résistance impressionnant et une douceur exceptionnelle. Il permet de réaliser des nœuds parfaits et ne présente pratiquement aucune mémoire. La construction exclusive à double paroi de Seaguar réduit le diamètre du fil de quelques centièmes de millimètre tout en conservant sa résistance à la traction et à l'abrasion. Le Seaguar Neox est recommandé pour les bas de ligne dans toutes les techniques de pêche, en eau douce comme en mer. Ce fluorocarbone assure une invisibilité totale, vous permettant de tromper même les poissons les plus méfiants. Bon avouons le c’est un excellent fil, mais 34 euros la bobine de 50 mètres.Mais quand on aime on ne compte pas! En conclusion je vais un peu me répéter, pour moi le plus important, c’est avant tout le confort (facilité pour réaliser les nœuds et absence de mémoire) et la fiabilité (ayez confiance dans votre fil) qui doit guider votre choix.
bambou du Tonkin artisanat
par Gilbert Marc 25 novembre 2025
Petit résumé des étapes de fabrication d'une canne à mouche en bambou refendu
par Gilbert Marc 13 novembre 2025
Aujourd’hui j’ai eu envie de me pencher un peu sur les fils de montage utilisés pour la fabrication des mouches artificielles. Ce n’est pas une lubie brusque et brutale, non ,mais j’ai retrouvé une valise (je dis bien une valise!) pleine de matériaux de montage et dans cette valise il y avait je ne sais combien de bobines toutes mélangées et datant de plus de 50 ans. Alors après avoir pris la décision de léguer tout ceci à mes chers fils et à la postérité, je me suis décidé, sans en avoir vraiment besoin de me racheter du fil de montage. Et là patatrapouf ! Impossible de savoir faire la différence entre toutes les marques et les types de fil et je me suis senti comme un homme préhistorique devant une Ferrari. Et cela m’a convaincu de faire ce que je crois j’aime le plus au monde, après quelques autres plaisirs intimes et gastronomiques, écrire un peu sur les fils de montage. C’est quand même beau les vacances ! Un peu d'histoire Dans la longue histoire de la pêche à la mouche le fil à l’origine ne servait réellement qu’à fixer les composants principaux de ce qui allait devenir une mouche et, n’oublions pas que, tout au début les pêcheurs ne montaient leurs mouches, qu’une fois au bord de l’eau en fonction de ce qu’ils voyaient dans la rivière. Le fil ne pouvait pas être autre chose que du fil à coudre de couleur généralement noire et son importance était très minime. Avec les progrès inhérents à toute technique artisanale, le fil devint de plus en plus sophistiqué,car les matériaux évoluaient et la manière de les fixer évoluait aussi. J e me souviens avoir rencontré un pêcheur lozérien qui avait, comme boite à mouche une boite d’allumettes avec trois ou quatre hameçons, une mèche de laine jaune et un peu de fil de coton de couleur noire. Mais dans une espèce de portefeuille, il y a avait une dizaine de plumes, prélevées sur le cou d’un des coqs de sa basse cour. En arrivant au bord de la rivière il fabriquait en deux ou trois minutes trois mouches(!), qu’il nouait au bout de son bas de ligne et fouette cocher, en une petite demi heure il avait rempli son immense panier de quelques truites et retournait vite fait bien fait, à des activités qui pour lui étaient bien plus importantes que la pêche, car comme il me l’enseigna plus tard, il ne pêchait à la mouche que quand il était sûr que les truites seraient en activité. C’était uniquement pour faire plaisir à son petit fils qu’il allait lui prendre quelques poissons pour son dîner... Le premier traité de montage des mouches artificielles date du moyen âge est attribué à Dame Juliana Berners qui a publié en 1496 « The T reatyse of Fysshynge with an Angle » que l’on pourrait traduire par "Traité de Pêche à la ligne". Ce texte faisait partie d’un recueil « Le Livre de Saint Alban » qui traitait de chasse, de fauconnerie et de pêche. Et la charmante Juliana nous décrit une douzaine de mouches chacune valable à un moment donné de la saison Ce livre est considéré comme la naissance de la pêche à la mouche documentée.
Guy Ro
par Gilbert Marc 24 août 2025
Résumé de la vie de Guy ROQUES écrivain poète franco espagnol fou de pêche à la mouche
par Gilbert Marc 21 juillet 2025
Après la fermeture des rivières en France il est possible de prolonger le plaisir de la pêche dans le Haut Aragon. J’avais écrit ce post il y a trois ans après une fin de saison exceptionnelle. Et j’ai décidé de le republier, car c’est une réalité qui disparaît pas c’est quand même le meilleur moment de la saison. Même si les années se suivent et ne se ressemblent pas. Il reste encore quelques places en octobre...Faîtes vous plaisir... C’est assez facile de faire rêver quand on parle de pêche à la mouche. C’est plus difficile depuis quelques années parce que sans que vraiment je n’ai d’explications claires, la pêche à la mouche a changé. Mais nous les « moucheurs » historiques nous ne sommes pas vraiment différents depuis le début, nous n’avons pas changé nous avons simplement vieilli ! Les rivières et les truites qui vivent dedans ont aussi bien vieilli ! Elles ne sont pas des êtres humains, mais une rivière est une femme et nous avons décidés que les truites étaient des femmes aussi. Une femme, des femmes qui vieillissent n’en restent pas moins séduisantes, attirantes et même quelquefois envoûtantes ! Alors ce soir j’ai envie de vous raconter presque une histoire d’amour. Une histoire qui commence en automne, au moment où les feuilles commencent à changer de couleurs. Au moment où les rivières sont les plus belles, où la chaleur de l’été s’adoucit et où, les jours qui raccourcissent, laissent plus d’espace à la nuit et aux rêves. Nous étions au milieu d’un paradis. Il avait plu à la fin du mois d’août et les quatre rivières magiques de l’Aragon étaient à un bon niveau. Les pêcheurs chanceux qui avaient eu la bonne idée de réserver en cette période étaient tous dans une totale euphorie. Mais en fait euphorie est un mot très faible pour décrire l’état dans lequel nous étions . C’était autre chose. Un sentiment difficile à décrire, d’excitation, de fébrilité, et en même temps de jubilation totale liée au fait de pouvoir partager le plaisir et surtout de raconter le soir la journée aux autres pêcheurs. Entre le début septembre et la fin du mois d’octobre, grâce à une météo (trop) clémente, nous avons pu profiter de chaque jour pour essayer de leurrer ces truites aragonaises. Bien sûr nous avons eu la chance de pêcher dans des rivières quasiment seuls, et cette solitude n’a été qu’un des éléments du bonheur que nous avons connu. Bien sûr nous avons pris des truites sauvages, nées dans la rivière, et qui malgré l’absence de pression de pêche, étaient d’une méfiance incroyable et qui plus est d’une sélectivité encore plus incroyable. Une truite sélective n’est pas une truite de pisciculture, c’est même plutôt le contraire, mais une truite sélective qui naturellement, génétiquement, ne va prendre que des microscopiques moucherons et qui va refuser même les plus belles imitations en nymphe ou en sèche, c’est exactement ce qui nous plaisait ! Peut-être que nous aimons cette difficulté et que si nous avons connu le suprême bonheur de voir des gobages, de trouver la bonne mouche, et de prendre à la queue leu leu une dizaine de truites, en une heure, ce n’était pas tous les jours ! La leçon que nous avons reçue et retenue c’est que la nature reste la nature et qu’il est illusoire de croire que naturellement, toutes les truites de la rivière vont manger en même temps, et que par miracle toutes les truites de la rivière vont mesurer 50 centimètres ! Nous avons pris beaucoup de petites truites, un peu moins de truites de taille moyenne et quelques « belles » truites de plus de 40 cm. Nous avons aussi pris du plaisir à découvrir les différentes robes de ces demoiselles. Nous avons frémi d’extase devant le spectacle de l’automne et même si les eaux étaient très (trop) basses, nous avons pu malgré tout déguster cette fin de saison ! Merci à tous ceux qui ont partagé ces moments, je ne peux pas tous vous nommer et j’ai peur d’en oublier ! A l’an que ven ! Gilbert le 23 Novembre 2022
par Gilbert Marc 20 juillet 2025
Il n'y a pas de doutes la méthode la plus efficace pour ramener du poisson à la maison c'est d'aller à la poissonnerie ! Mais si nous parlons plus sérieusement pour nous pêcheurs impénitents ( pêcheurs de truites s'entend) quelle est la technique de pêche qui est la plus efficace ou disons le mot la plus rentable...? Je sais qu'en posant cette question je vais ouvrir un débat infini, car l'acte de pêche actuellement est un acte de loisirs disons pour 90% des pêcheurs....bon 50% pour les viandards si vous voulez...Et donc qui dis loisir, dis plaisir, et non pas rentabilité quoique il puisse y avoir un certain plaisir à être rentable en mode capitaliste bien sûr! Donc je pose sérieusement la question, vaut il mieux pêcher aux leurres,aux appâts naturels, à la mouche sèche ou noyée, au buldo, à la nymphe ? Quelle est réellement la meilleure technique? Vous vous doutez bien que cette question, je me la suis posée, cent ou mille fois depuis que j'ai commencé à être obsédé par Dame Truite. Puis en voyant que je n'avais pas la réponse et que je n'avais pas le temps de trop chercher, j'ai décidé , très jeune de ne pêcher qu'à la mouche sèche. Du coup la question était réglée, mais en fait non, car même en pêchant en sèche le choix de la mouche devint un casse tête. Alors ? Je pense que pour avoir la réponse il faut regarder deux choses. Premièrement quels étaient les modes de pêche utilisés par des pêcheurs professionnels à l’époque où la vente des truites était autorisée, et deuxièmement quels sont les modes de pêche qui ont été interdits pour préserver la ressource. Mais en fait ces deux éléments datent un peu...La loi Guillon qui a interdit la commercialisation des salmonidés par des pêcheurs amateurs date de 1964, et les modifications des différentes lois pour la gestion de la pêche n'ont pas beaucoup évolué depuis 50 ans en France en tout cas. Mais dans la plupart des autres pays européens, c'est une autre histoire. Il semblerait que l'usage des appâts naturels soit sauf en France partout interdit. Ou presque. Donc si c'est interdit c'est que c'est efficace et donc potentiellement destructeur. Sauf que j'ai essayé de pêcher au ver et au vairon mort manié, et même à l’asticot dans mes jeunes années et je peux affirmer que les truites sauvages ne se prennent pas toutes seules. Néanmoins des expériences plus récentes réalisées cette année en Aragon par des vieilles mains ont démontré qu'une technique la pêche à la larve de plecoptère est nettement supérieure aux autres , surtout pour la recherche des grosses truites. Mais si nous étudions les techniques utilisées par les professionnels des années 1950 1960, oh surprise, pas un d'entre eux ne pêchait au toc ou au vairon. Ils pêchaient tous ou presque tous à la mouche et pas à la nymphe! Autres temps autres moeurs Et la pêche aux leurres dans tout ça ? Je dois avouer que jusqu’à cette année, je pensais naïvement que la pêche aux leurres n’était plus du tout pratiquée pour la recherche des truites. Et bien je me trompais. La recherche de poissons trophées ne se fait pas uniquement à la nymphe à vue, mais aussi et surtout en pêchant au lancer avec des leurres de taille incroyable. À la recherche de truites de 60 cm et plus. Mais cette pêche ne peut pas être considérée comme rentable ou efficace, en tout cas pas ici en Aragon où la loi ne permet la pêche aux leurres uniquement avec un hameçon simple sans ardillon. Je me suis renseigné, il y a encore en France, des pêcheurs qui pêchent à la cuillère, aux leurres souples et autres poissons nageurs aux noms incroyables se terminant généralement par « bait » pour attraper (et probablement tuer) des truites pas toujours géantes.Mais y a t il encore des pêcheurs à la cuillère Mepps nº1 à points rouges ou pire encore au devon ? En vivant dans un mode déconnecté, j’avoue que je suis complètement perdu et que je ne peux absolument pas donner la réponse. La rentabilité est toujours d’actualité par contre pour la pêche à la nymphe et en particulier la nymphe au fil, qui est à n’en pas douter, beaucoup plus efficace que la pêche à la nymphe à vue ou que la pêche en sèche. Il existe maintenant plusieurs nouvelles techniques le toc à la nymphe ou la nymphe au toc ou la pêche à la bouboule, qui ne sont pas très différentes et qui ne révolutionnent pas vraiment la pêche à la truite. Mais qui semble-t-il sont beaucoup plus efficaces. Alors que choisir ? Pour ma part il y a longtemps que j'ai fait mon choix. Mais c'est comme les religions ...aucune n'est vraiment supérieure, ce qui compte c'est d'y croire !